Schistes bitumineux : La France n'est pas épargnée - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 21/01/2011 à 13h05 par Mich.


SCHISTES BITUMINEUX : LA FRANCE N'EST PAS ÉPARGNÉE

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Schistes bitumineux : La France n'est pas épargnée

Après s'être attaqué au lobbying du nucléaire, Greenpeace dénonce une nouvelle fois la production de pétrole à partir des schistes bitumineux contenus dans des couches épaisses d'argile et renfermant du pétrole dans ses pores.

"Comme les conditions d'écoulement sont très difficiles car la perméabilité est très faible, l'extraction et la production d'un tel pétrole nécessite d'énormes quantités d'énergie" précise l'ONG. En effet, il faut aller chercher cette substance brunatre à 2.500 m de profondeur en fissurant la roche dans laquelle elle est emprisonnée, en injectant de l'eau à très haute pression et des produits chimiques.

Dans tous les cas, Greenpeace estime comme "une aberration énergétique, climatique et environnementale, les schistes bitumineux". Tout comme les sables bitumineux, le coût de transformation en pétrole demeure très élevé. Aussi, les "pétroliers, opérateurs ou prospecteurs parient sur un prix du baril toujours plus élevé pour rentabiliser leurs investissements" ajoute t'elle.

La France n'est pas épargnée !

On en parle peu, mais la France pourrait également être concernée par ce genre d'opération à l'avenir. En effet, des schistes bitumineux sont présents en Ile de France, en Picardie et en Champagne-Ardenne. En décembre 2010, les réserves étaient évaluées, par le ministère de l'énergie à près de 65 milliards de barils.

"Si le gouvernement français donne son feu vert à toutes les demandes de permis d'exploration en cours à ce jour, ce sont plus de 65 000 km² qui pourraient faire l'objet de prospections, de schistes bitumineux et de gaz de schistes" indique Greenpeace dans un communiqué.

Là où il y a du pétrole, il y a aussi du gaz !

Outre les schistes bitumineux, des projets d'exploitation de gaz de schistes sont en cours. Les gaz de schiste sont au gaz ce que les sables et schistes bitumineux sont au pétrole. Ainsi pour extraire le gaz de la roche, de grandes quantités d'eau, de composants chimiques et de sable, doivent être injectées pour disloquer la roche et libérer ainsi le gaz.

C'est la « fracturation hydraulique ». "En cas de fuite, ces produits chimiques peuvent s'infiltrer, notamment dans les nappes phréatiques souterraines" dénonce encore une fois l'ONG.

En France, on trouve des gaz de schistes notamment dans le sud-est de la France, où ceux-ci forment un grand V de Mende à Valence en passant par Montpellier.

En décembre 2010, les réserves étaient évaluées, par le ministère de l'énergie, à près de 2.000 milliards de m3. Des permis ont été attribués à l'Américain Schuepbach Energy pour le permis de Nant (Hérault, Aveyron, Gard) et à Total pour celui de Montélimar (Drôme).

Parmi les acteurs des schistes bitumineux on trouve Vermilion, une entreprise canadienne déjà présente pour l'extraction de pétrole conventionnel dans le Bassin parisien, premier producteur de pétrole en France. On trouve également Toreador Resources Corporation et Hess Oil France.

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Auteur : enerzine.com

Source : www.enerzine.com