Sauver la mer Morte grâce à l'eau de la mer Rouge, un projet controversé - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 20/01/2013 à 19h37 par kannie.


SAUVER LA MER MORTE GRÂCE À L'EAU DE LA MER ROUGE, UN PROJET CONTROVERSÉ

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Sauver la mer Morte grâce à l'eau de la mer Rouge, un projet controversé

 

Puiser de l'eau dans la mer Rouge pour revitaliser la mer Morte : le projet semble fou et il inquiète les associations écologistes, mais il a désormais l'aval de la Banque mondiale.

Après des années d'études techniques, l'institution de Washington a publié cette semaine sur son site Internet la version finale d'un rapport approuvant l'idée de relier par un pipeline de 180 kilomètres de long le grand lac salé que bordent Israël, la Jordanie et la Cisjordanie et la mer qui sépare l'Afrique de la péninsule arabique.

La niveau de la mer Morte descend de plus d'un mètre par an. Sa surface s'est réduite de 950 km2 à 637 km2 en cinquante ans, selon la Banque mondiale. Alors que le lac, alimenté par le Jourdain, était abondé par 1 250 millions de m3 d'eau en 1950, il ne reçoit plus aujourd'hui que 260 millions de m3 annuels.

En cause : le pompage intensif de l'eau du Jourdain et de la mer Morte elle-même par l'agriculture et les industries d'Israël et de Jordanie. Le niveau de ce bassin hyper salé est passé de 394 mètres sous le nveau de la mer dans les années 1960 à 423 mètres sous le niveau de la mer aujourd'hui.

"Si rien n'est fait", écrit la Banque mondiale, "la mer Morte atteindra un nouvel équilibre à une altitude qui est environ 100 mètres sous le niveau actuel". Un bouleversement qui pourrait nuire fortement à l'attrait touristique de la région, mais aussi ruiner l'environnement unique créé par ce bassin dix fois plus salé que de l'eau de mer classique.

DIX MILLIARDS DE DOLLARS

L'idée de percer un canal entre la mer Rouge et la mer Morte est étudiée depuis plus d'un siècle. L'accélération de la disparition du lac salé à conduit des responsables israéliens, jordaniens et palestiniens à demander à la Banque mondiale de conduire une étude de faisabilité en 2005.

Son verdict : moyennant un investissement de 10 milliards de dollars, il est possible d'acheminer jusqu'à 2 milliards de m3 d'eau de mer dans la mer Morte, mais aussi de bâtir une énorme usine de désalinisation pour améliorer l'approvisionnement en eau de la région. Les 400 mètres de dénivelé entre l'entrée et la sortie du pipeline pourraient aussi être mis à profit pour faire tourner des turbines et produire de l'énergie.

Problème : cette intrusion massive d'eau de mer n'est pas sans risque écologique, reconnaît l'institution de Washington. Au-delà de 300 millions de m3 par an notamment, selon les experts, l'apport d'éléments marins pourrait entraîner une explosion d'algues rouges et de formations de gypse blanc. Le rapport alerte également sur le risque d'infiltration d'eau de mer dans les nappes phréatiques.

 

 

Ces impacts peuvent être "contrôlés et réduits à un niveau acceptable", estime la Banque mondiale. Ce n'est pas l'avis de groupes écologistes comme Les Amis de la Terre au Proche-Orient, qui dénoncent un rapport "irresponsable", dont les conclusions "ignorent le risque environnemental et le prix économique élevé à payer".

UNE EAU INABORDABLE POUR LA POPULATION

L'eau potable issue du site de traitement, dont la capacité passerait progressivement de 320 millions de m3 annuels à 850 millions de m3, serait vendue à un prix inabordable pour les populations de la région, affirme l'ONG.

"Les vrais bénéficiaires seraient les hommes d'affaires israéliens associés à la construction de la plus grosse usine de désalinisation du monde et les compagnies étrangères de construction de pipeline", estime Gidon Bromberg, directeur des Amis de la Terre en Israël.

Le ministre israélien du développement économique régional, Silvan Shalom, a assuré que le gouvernement d'Israël allait "travailler à intéresser les personnes influentes pour que ce projet soit réalisé". Mais l'initiative devra réunir des montants importants de prêts internationaux, d'aides étrangères et d'investissements publics pour entraîner l'adhésion du secteur privé. En novembre 2012, la Jordanie avait déjà prévenu qu'elle allait revoir à la baisse sa participation au projet.

L'étude de faisabilité à elle seule a déjà coûté 16 millions de dollars, selon la Banque mondiale. Une somme financée par un fonds international abondé par huit donateurs, parmi lesquels la France, le Japon et les Etats-Unis.

 

Un article de Grégoire Allix, publié par lemonde.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Grégoire Allix

Source : www.lemonde.fr