Sarkozy, un cancre de l'écologie à l'Elysée - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 28/07/2011 à 23h40 par Kannie.


SARKOZY, UN CANCRE DE L'ÉCOLOGIE À L'ELYSÉE

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Sarkozy, un cancre de l'écologie à l'Elysée

 

En 2001, Nicolas Sarkozy n'accorde pas une seule ligne à l'écologie dans « Libre », son autobiographie de 400 pages. S'il évoque le naufrage de l'Erika, c'est parce que la marée noire a touché la côte où il roule l'été à bicyclette ! Même ignorance du sujet en 2006, avec « Témoignage », livre confession destiné à asseoir sa candidature présidentielle. Dix lignes sur 281 pages pour souhaiter que le ministre de l'Écologie ait de « vrais leviers d'action ». La campagne présidentielle de 2007 va modifier la donne, sur la forme, pas sur le fond.

Sarkozy, sous la pression de Nicolas Hulot, a signé le pacte écologique en 2007, comme les autres présidentiables. Mais au second tour des élections présidentielles, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy proposaient à leurs électeurs le même objectif : intensifier la croissance des productions, des consommations et des déplacements sans s'interroger sur leur contenu. Sarko a été élu le 6 mai 2007, et puisque l'écologie est à la mode, il en fera un cheval de bataille.

Il met Alain Juppé en charge de l'écologie et le dote du titre de ministre d'État, le seul du gouvernement. Alain Juppé, numéro 2 du gouvernement, obtient un périmètre ministériel considérablement élargi, énergie, transports, aménagement du territoire. Ainsi une des demandes du pacte écologique (un vice-président) est presque satisfaite. Jean-Louis Borloo va remplacer rapidement Juppé.

Sarkozy lance le Grenelle de l'Environnement en octobre 2007 : «C'est bien à une révolution que nous invite ce Grenelle, une révolution dans nos façons de penser, dans nos façons de décider, une révolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs.» Dans un premier temps, le Grenelle de l'environnement est un succès. Avec la participation des ONG, le citoyen est presque placé au centre de la politique environnementale, du moins dans les débats préalables. On propose d'institutionnaliser les associations écologiques en leur donnant des sièges au Conseil économique et social, on le fera.

Mais dans le même temps, Sarko instaure une commission pour «libérer la croissance» dont il disait à l'avance qu'il respecterait toutes les indications. Sarko mène deux discours incompatibles, répondre aux méfaits issus de la croissance et accélérer la croissance.

À la mi-2009, le chef de l'État se présentait encore comme le «premier écologiste de France» et offrait le DVD du film « Home » de Yann Arthus-Bertrand à son homologue américain Barack Obama. Devant le Conseil national de l'UMP début décembre 2009, Sarkozy affirmait : «L'écologie, ce n'est pas une lubie, un truc, un positionnement, c'est une conviction. Nous sommes la dernière génération à pouvoir agir avant qu'il ne soit trop tard. À Copenhague la semaine prochaine, c'est l'avenir de la planète qui se joue.»

Mais le 6 mars 2010, Sarko lâche au Salon de l'agriculture : «Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable. [...] Mais il faut que nous changions notre méthode de mise en oeuvre des mesures environnementales en agriculture.»

Trois ans après les débats, la loi d'application dite Grenelle 2 n'avait toujours pas été approuvée par le Parlement. Les agriculteurs, les transporteurs routiers, les industriels demandent des aménagements de la loi «au nom de la crise économique».

Avec cette loi, les régressions sont inacceptables, sur les éoliennes, la taxe carbone, l'étiquetage carbone. Le nucléaire était hors-Grenelle, le gouvernement considère maintenant qu'un «accroissement significatif» de rejets radioactifs n'est pas une «modification notable» d'une installation nucléaire. Sarkozy poursuit la politique de ses prédécesseurs, glorification des centrales nucléaires, soutien inconditionnel à «l'assurance-vie» d'une nation que constituerait la dissuasion nucléaire.

Un des autres points du pacte écologique signé par Sarko devait être la taxe carbone comme réponse au changement climatique. Cette taxe carbone est déjà un échec avant même de se mettre en place. Le Premier Ministre Fillon voulait fixer le prix du carbone à un prix ridicule, 14 euros la tonne.

Lors d'un déplacement dans une exploitation céréalière en mars 2010, le chef de l'État confirmera : la taxe carbone ne sera pas appliquée en France, «sauf si l'Union européenne décidait de la reprendre à son compte». La Fondation Nicolas Hulot a décidé à ce moment de se retirer des groupes de travail créés à l'issue du Grenelle de l'environnement.

Alors que les véritables menaces sont écologiques (pic pétrolier, réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles...) et conditionnent les bouleversements géopolitiques, tout montre que Nicolas Sarkozy n'a rien appris au cours des 4 premières années de son mandat.

NB : cette fiche personnelle sur Sarkozy complète les 5 analyses précédentes issues du livre de Marc Ambroise-Rendu Des cancres à l'Élysée
 

Un article de MICHEL SOURROUILLE, philosophe écologue, publié par Le Monde
 

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Auteur : MICHEL SOURROUILLE

Source : www.lemonde.fr

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