« Sans esprit critique, la science n'est plus la science mais une religion » - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/02/2010 à 19h50 par Michel95.

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« Sans esprit critique, la science n'est plus la science mais une religion »

Information recueillie par Michel95

« Lanceur d'alerte » sur les risques liés à l'utilisation des OGM, Christian Vélot est Maître de Conférence en Génétique Moléculaire à l'Université Paris-Sud et directeur d'une équipe de recherche au sein de l'Institut de Génétique et Microbiologie à Orsay.

Pensez vous que l'on maîtrise les conséquences de la transgénèse ?

Christian Vélot : On entend souvent dire que la technologie OGM est une technologie chirurgicale.

Les mots ont leur importance, car quand on dit de quelque chose que c'est chirurgical, on sous-entend que l'on maîtrise tout.

Or, il s'agit au contraire d'une technique totalement aléatoire dont on ne maîtrise pas grand-chose.

Pour introduire un transgène (CGA) dans des cellules de plante, il y a différentes techniques dont la plus fréquente est celle de la biolistique qui fait intervenir le canon à gènes.

On utilise des micro-billes de tungstène, d'or ou de platine, qu'on va tremper dans la solution qui contient l'ADN (la CGA) que l'on veut faire rentrer dans la plante.

L'ADN a une affinité pour ces revêtements, donc il vient tapisser les billes.

Et avec un appareil qui ressemble à un petit révolver (le canon à gènes), on bombarde les cellules végétales en culture.

Les billes vont passer à travers, et au passage, de l'ADN va éventuellement rester dans les cellules en s'intégrant comme il peut dans les chromosomes des cellules la plante.

Non, ce n'est pas chirurgical car il est bien évident qu'avec ce type de technique, on ne maîtrise pas par exemple le nombre de gènes qui va s'intégrer dans la plante, le nombre de copies de gènes, les endroits où ils vont aller s'insérer...

On a des possibilités techniques de le vérifier à postériori, mais ces possibilités ne nous disent jamais si on n'a pas perturbé des gènes naturels de la plante.

Le seul cas où la transgénèse est ciblée, c'est-à-dire que l'on est capable d'intégrer la CGA à un endroit précis, c'est chez la levure de boulangerie et les cellules souches embryonnaires, ce qui ne veut pas dire pour autant que l'on maîtrise là encore toutes les conséquences de la transgénèse.

Donc, le caractère extrêmement aléatoire de cette technologie devrait justifier que ces OGM soient évalués de manière extrêmement rigoureuse, tant sur le plan sanitaire que sur le plan environnemental.

Or, ce n'est pas le cas : nous sommes dans une carence totale d'évaluation.

Les OGM cultivés sur la planète sont majoritairement des plantes à pesticides. Est-ce dangereux de consommer ces plantes ?

CV : Un pesticide est, je le rappelle, le terme générique qui englobe insecticide, fongicide et herbicide.

Une plante à pesticide, c'est une plante qui accumule ou qui est susceptible d'accumuler des pesticides.

Parce qu'elle a été génétiquement modifiée pour en produire en permanence (cas du MON 810), non pas pour résister mais pour tuer l'insecte, c'est une plante insecticide.

L'autre catégorie de plantes à pesticides, ce sont des plantes qu'on a génétiquement modifiées pour leur permettre d'absorber un herbicide.

Cet herbicide aurait dû tuer la plante, mais elle va pouvoir l'absorber sans mourir.

.../...

Et qu'en est-il des OGM ?

CV : En ce qui concerne les plantes OGM, qui sont donc des plantes à pesticides, la directive européenne 2001-18, demande effectivement des tests à moyen et long terme sur les OGM.

Or, aucune plante pesticide n'a fait l'objet d'une évaluation de plus de 3 mois sur une seule espèce animale, le rat ou la souris.

Et en plus, pour des raisons de secret industriel, ces tests sont faits par des laboratoires choisis par les firmes semencières, ce qui évidemment, sans faire un procès d'intention aux firmes, va forcément poser des problèmes de transparence !

A partir du moment où on fait des tests qui montrent que l'OGM ne cause pas de problème pour la santé (comme on nous le prétend), pourquoi les cacher ?

Or, à chaque fois qu'on a voulu avoir accès aux données brutes de ces tests, ça a été au prix de batailles juridiques et administratives monstrueuses pour surmonter le fameux secret industriel.

Vous avez un exemple ?

CV : Ca a été le cas du « fameux » MON 863. Ce maïs Bt de la firme Monsanto n'est pas autorisé à la culture en Europe, mais il est autorisé à l'alimentation animale et humaine.

.../...

Source : Terre Future

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Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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