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Cette actualité a été publiée le 06/04/2012 à 20h26 par Tanka.


SAISIES EXCEPTIONNELLES D'ESPÈCES PROTÉGÉES EN DOUANE

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Saisies exceptionnelles d'espèces protégées en douane

 
Un ours brun et un ours blanc naturalisés, une peau de cougar (puma), des défenses d'éléphants, des caméléons vivants ainsi que des amphibiens rares, sans oublier des statuettes anthropomorphiques fabriquées avec une plante arborescente protégée, le cycas... tel est le trésor de guerre que le service des douanes de l'aéroport international Charles de Gaulle à Roissy-en-France a présenté à la presse jeudi 5 avril.

« En un peu plus d'un mois, nous avons réalisé une succession de saisies exceptionnelles, annonce Michel Horn, secrétaire général des douanes de Roissy. Nous sommes tombés sur plusieurs colis contenant des animaux ou des produits issus d'animaux pourtant protégés par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (NDLR : Convention de Washington). Certaines de ces espèces étaient accompagnées de fausses déclarations, tandis que d'autres étaient mélangées avec des animaux qui, eux, peuvent faire l'objet d'un libre commerce », explique le responsable.

Ainsi par exemple, le 29 février, en provenance du Cameroun, sont arrivées des caisses déclarées « live frogs » renfermant des reptiles et des batraciens autorisés à être exportés.

En y regardant de plus près, les douaniers ont découvert, sous un double fond clouté, 64 caméléons protégés dont 8 spécimens morts du fait de l'entassement et du manque d'aération.
 

 
Le troisième trafic le plus rentable au monde

Mais c'est sans doute le 20 mars que les douaniers ont eu affaire à la plus grande fraude. Un colis arrivant de Côte d'Ivoire a révélé, après être passé au scanner à rayons X, la présence de statuettes en bois contenant des masses sombres : des défenses d'éléphant d'Afrique découpées en 19 morceaux d'un poids total de 14,5 kg.

« Ici, à Roissy, nous constituons le premier rempart contre l'importation d'espèces menacées. Ensuite, certaines de ces saisies font l'objet d'enquêtes approfondies pour essayer de démanteler les filières de trafic », explique Michel Horn.

« En général, les animaux naturalisés sont, par décision de justice, attribués à des muséums, tandis que les animaux vivants sont, après avoir été provisoirement confiés à des animaleries professionnelles, proposés à des parcs zoologiques », indique Olivier Marquis, responsable d'une animalerie en région parisienne.

En 2011, les douaniers de Roissy ont réalisé 300 saisies, soit 11 800 articles, un article pouvant aller d'un petit morceau de corail jusqu'à un gros ours naturalisé. Avec ce pic d'activité plus intense durant le premier trimestre 2012, assiste-t-on à une recrudescence du trafic animalier ?

« C'est trop tôt pour le dire », répond Michel Horn. « Pour l'éléphant d'Afrique, certainement, rétorque Richard Thomas de l'association Traffic. De 2010 à 2011, on est passé de 10 tonnes d'ivoire à 23 t, ce qui correspond à la mort de 2 500 éléphants. »

Une chose est sûre, le trafic illégal est la deuxième source de disparition des espèces après la destruction de leur habitat naturel. C'est aussi le troisième trafic le plus rentable au monde après celui des stupéfiants et celui des armes. Le WWF l'estime à 20 milliards d'euros par an.
 

Un article de DENIS SERGENT, publié par La croix
 

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Auteur : DENIS SERGENT

Source : www.la-croix.com