Risque pesant sur les espèces de thon et l'aiguille de mer - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 14/09/2011 à 18h31 par Jacques.


RISQUE PESANT SUR LES ESPÈCES DE THON ET L'AIGUILLE DE MER

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre

 
Titre original :
Des chercheurs découvrent le risque pesant sur les espèces de thon et l'aiguille de mer

 

Selon une nouvelle étude internationale, plusieurs espèces de thon et d'aiguille de mer seraient en danger. Présentée sur le forum politique de la revue Science, il s'agit de la première étude à évaluer les populations mondiales de thon et d'aiguille de mer, d'après des méthodes soulignées par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Elle s'inscrit dans le cadre d'une étude plus large sur l'évaluation mondiale des espèces marines (Global Marine Species Assessment) qui s'attaque aux inquiétudes concernant les lacunes des méthodes actuelles utilisées pour évaluer la situation de ces créatures; en effet, beaucoup s'inquiètent du fait que ces méthodes ne parviennent pas à gérer de manière durable les activités de pêche multinationales pour ces poissons prisés et relativement coûteux.

Dans le cadre de l'étude, des experts en pêche de la Barbade, du Brésil, du Canada, du Pérou, d'Espagne, de Suisse, de Taïwan et des États-Unis ont rassemblé et analysé des données provenant de bases de données internationales, issues de publications scientifiques et de rapports sur la pêche. Ils ont ensuite évalué ces données en utilisant les critères de la liste rouge de l'UICN.

Les experts utilisent cette liste, considérée comme une norme internationale, pour évaluer la situation des espèces. Les catégories reprises dans cette liste sont les suivantes: préoccupation mineure, quasi menacées, vulnérables, en voie d'extinction, en grand danger d'extinction, disparues à l'état sauvage et disparues.

Les chercheurs expliquent que les évaluations portant sur le thon et l'aiguille de mer sont généralement déterminées à partir des données provenant des Organisations régionales de gestion de la pêche (ORGP).

Pourtant, on observe une inquiétude croissante sur la normalisation et le partage des données des ORGP. Ce problème est exacerbé par les difficultés émergeant lorsque l'on tente de comprendre l'état général des populations de poissons, notamment car ces poissons sont répartis dans le monde entier.

D'après leurs résultats, 7 des 61 espèces étudiées (11%) sont menacées (à savoir elles sont vulnérables, en voie d'extinction ou en grand danger d'extinction), 4 espèces, soit 7%, sont quasi menacées et 39 espèces, soit 64%, sont sources de préoccupations mineures. Onze espèces (soit 18%) ont été classées dans la catégorie «données insuffisantes» en raison du manque d'informations à leur sujet.

Les sept espèces classifiées comme menacées sont: le thon rouge du Sud, le thon rouge de l'Atlantique, le thon obèse, le makaire bleu, le makaire blanc et deux espèces de thazards tachetés.

Le co-auteur de l'étude, le professeur John Graves du Virginia Institute of Marine Science aux États-Unis, membre de l'équipe de recherche, explique que deux éléments sont responsables de ce problème: la valeur élevée en dollar du thon entraîne de fortes pressions sur la pêche, et les espèces n'atteignent pas rapidement la maturité sexuelle, ce qui rallonge la période de récupération après la surpêche.

Les chercheurs expliquent que la proportion d'espèces de thon et d'aiguilles de mer menacées est plus importante que les autres groupes de poissons osseux marins. Les valeurs sont similaires à celles enregistrées pour d'autres espèces très prisées et à rythme de reproduction lent comme les requins.

Une étude antérieure, menée par le professeur émérite Jack Musick du Virginia Institute of Marine Science, a montré qu'entre 17 et 33% des espèces de requins, de pocheteaux et de raies sont classées comme étant menacées.

Le professeur Graves et ses collègues expliquent que l'interdiction de pêcher ces poissons jusqu'à ce qu'ils atteignent des niveaux normaux et sains constituera la méthode de récupération la plus rapide pour les stocks déjà atteints.

Mais cela sera relativement difficile d'un point de vue économique et pourrait même mener à des activités de pêche illégales; ainsi, les chercheurs pensent que des mesures préventives importantes doivent être établies, dont le contrôle du commerce international au moyen d'une liste de ces espèces dans la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

L'équipe explique que les mesures pour surveiller et respecter le temps de récupération des espèces de thon, d'aiguille de mer et de maquereau existent et commencent à montrer des résultats positifs.

En révisant la liste rouge de l'UICN, considérée comme une norme mondiale pour l'évaluation et la comparaison des risques d'extinction pour les organismes, l'équipe explique que l'approche «unique» a des points négatifs, notamment lorsqu'elle est appliquée aux poissons subissant fortement les effets de la pêche comme le thon.

Ces inconvénients n'ont pas de forte influence sur les résultats finaux de l'étude, mais l'UICN a été informée des incohérences entre les méthodes de la liste rouge et les méthodes généralement utilisées pour évaluer les stocks de poissons.

Le déclin rapide d'une population à son rendement durable maximum, estimé selon les experts de 40 à 50% des stocks vierges de thon, placerait l'espèce dans la catégorie vulnérable, ce qui serait totalement contraire à ce qu'un gestionnaire de pêche dirait: qu'il s'agit d'une pêche bien gérée et durable.

 

Un article de la rédaction CORDIS

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

........

 

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Auteur : Rédaction CORDIS

Source : cordis.europa.eu