Retranscription du "chat" du 14 septembre avec Pierre Rabhi - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 14/09/2009 à 17h31 par Tanka.


RETRANSCRIPTION DU "CHAT" DU 14 SEPTEMBRE AVEC PIERRE RABHI

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Retranscription du "chat" du 14 septembre avec Pierre Rabhi

Information recueillie par Tanka.

Retrouvez l'intégralité du "chat" du 14 septembre avec Pierre RABHI, expert international pour la lutte contre la désertification, fondateur de Colibris, mouvement pour la terre et l'Humanisme,

Bonjour et bienvenue sur le chat de la Tribune.fr. Aujourd'hui nous avons le plaisir d'accueillir Pierre Rabhi, Fondateur de Colibri, mouvement pour la terre et l'Humanisme, qui répondra à toutes vos questions.

Bonjour à tous, très heureux de passer une petite heure avec vous...

jeanne : Beaucoup de couverture médiatique sur le changement climatique, ne pensez vous pas que les journaliste en fasse trop sur ce sujet en le voyant toujours de manière dramatique ?

Il ne faut pas non plus le dédramatiser, car il s'agit d'une réalité qu'il faut bien prendre en compte, parce qu'elle a des conséquences extrêmement importantes pour le présent et l'avenir. Peut-être la presse dramatise-t-elle trop, mais en tout cas il ne faut surtout pas occulter ce problème...

Philippe Billon : Bonjour Mr Rabhi, Pensez- vous que les mesures telles que la taxe carbone soient aussi efficaces qu'on le laisse à penser ?

Ne serait-ce pas plutôt une manière de plus de ponctionner le contribuable, sous couvert d'une bonne conscience écologique du gouvernement? Merci pour votre réponse et votre engagement pour la Nature.

POur ma part, cela restera de toute façon un petit palliatif, car les enjeux actuels concernant l'environnement sont colossaux et nécessiteraient des dispositions et des dispositifs nationaux et internationaux à la hauteur du problème. J'ai beaucoup de mal à accepter que l'écologie soit traitée comme un paramètre parmi d'autres.
Il faut prendre des décisions internationales radicales. Par exemple, traiter des biens vitaux (eau, terre, biodiversité sauvage et domestique) comme des biens qui ne peuvent pas être soumis à la spéculation et doivent être gérés comme des biens inaliénables, dont la sauvegarde doit être absolue...

Véra : Qu'attendez-vous du sommet de Copenhague?

J'ai peur que le sommet de Copenhague n'aboutisse pas plus à des décisions importantes, comme l'ont été ceux de Rio de Janeiro, de Johannesburg, Kyoto... Je suis très sceptique par rapport aux conclusions et surtout aux décisions fermes que je souhaite comme je l'ai déjà exprimé : l'écologie ne peut être traitée comme une question subsidiaire, mais comme une question fondamentale concernant la planète tout entière et qui nécessite des décisions urgentes dans un paradygme nouveau, qui mettrait l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations. Pour cela, il suffirait de transférer 4 ou 5% de ce qui est consacré aux armements et à la publicité pour déjà commencer la sauvegarde de notre merveilleuse planète et, par là, la sauvegarde de notre espèce...

Diana66 : L'agriculture biologique qui, selon vos mots, « prend en compte le rythme de la terre », n'est-elle pas applicable que dans les pays développés ? les pays en développement, qui vivent principalement de l'agriculture, n'ont certainement pas les moyens ni les possibilités de suivre ce mode d'agriculture pour nourrir tout le monde.

Détrompez-vous, l'agriculture biologique, qui est parfois accusée de produire des denrées alimentaires de luxe, est celle qui convient le mieux au paysan le plus démuni. Cette question là, nous l'avons mise à l'épreuve, puisque j'ai beaucoup travaillé dans les zones sahéliennes à la formation de milliers de paysans à ces techniques, qui leur ont permis non seulement de se libérer des intrants chimiques coûteux et destructeurs des sols et pollueurs de l'eau. C'est donc la technique la plus appropriée aux populations démunies et j'ai témoigné de cette question dans plusieurs de mes ouvrages, en particulier "L'offrande au crépuscule", Ed. Harmattan et qui en plus a été primé par le ministère de l'Agriculture français en 1989...

Pierre : Monsieur Rabhi bonjour. Vous qui prônez « l'insurrection des consciences », pensez vous qu'on a enfin atteint une véritable révolution verte, une véritable prise de conscience ou que l'écologie n'est qu'un effet de mode vouée seulement à faire du business, mais vert ? Merci

Il y a de cela, mais l'écologie est loin d'être une mode, puisqu'il ne s'agit pas simplement d'un engouement des gens, mais de réalités écologiques incontournables et qui ne peuvent aller qu'en s'amplifiant. C'est ce que nous constatons aujourd'hui et les prévisions sont souvent alarmantes...

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