Résidus de pesticides: sept fois plus d'infractions du côté des importations - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 16/05/2012 à 13h13 par Tanka.


RÉSIDUS DE PESTICIDES: SEPT FOIS PLUS D'INFRACTIONS DU CÔTÉ DES IMPORTATIONS

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Résidus de pesticides: sept fois plus d'infractions du côté des importations

 
(Québec) Une étude révèle que les fruits et légumes frais importés dépassent sept fois plus souvent les normes légales de résidus de pesticides que ceux produits au Québec. Alors que 4 % des produits sélectionnés étaient en infraction, c'était le cas de 1 % des cultures locales, et de 7 % des importations. Dans aucun cas les doses relevées ne présentaient un danger pour la santé.

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) a depuis plusieurs années un plan de surveillance de l'innocuité des aliments. Mais, en 2007, des allégations médiatiques ont relégué le Québec au dernier rang mondial en matière de gestion de résidus de pesticides sur les fruits et légumes, ce qui a incité le Ministère à réaliser ce projet spécial pour faire le point sur la situation, expliquait hier en entrevue au Soleil Daniel Tremblay, directeur du Laboratoire d'expertises et d'analyses alimentaires.

De 2007 à 2010, le MAPAQ a donc analysé 3460 échantillons de fruits et légumes de 21 cultures provenant à 52 % du Québec et à 48 % de l'extérieur, principalement du reste du Canada et des États-Unis.

Les prélèvements ont été faits dans des magasins à grande surface de Montréal et de Québec.

Quelque 459 substances actives ont été recherchées et pas moins de deux millions de données recueillies.

Au total, des traces de résidus ont été trouvées sur 41 % des fruits et légumes frais du Québec, dans les proportions suivantes : 64 % des petits fruits (fraises, framboises et pommes), 44 % des légumes-fruits (tomates et poivrons), 41 % des légumes-feuilles, 34 % des légumes-racines et 18 % des légumes divers. Les concentrations excédant la norme touchaient quant à elles 1 % des productions maraîchères, à raison, dans le même ordre de catégories, de 1 %, 0 %, 1 %, 4 % et 0,3 %.

Les fruits et légumes frais importés présentaient des traces de résidus dans 45 % des cas, soit 62 % des petits fruits, 43 % des légumes-fruits, 46 % des légumes-feuilles, 25 % des légumes-racines et 37 % des légumes divers. Les 7 % de ceux qui excédaient la norme se répartissent ainsi : 4 %, 4 %, 12 %, 7 % et 1 %.

Sécuriser les acheteurs

Malgré les dépassements de normes découverts (124 échantillons sur 3460, dont 109 sont importés), M. Tremblay précise qu'aucun fruit ou légume ne présentait un «risque évident» pour la santé, ce qui devrait sécuriser les consommateurs. Le risque évident se définit à la fois à long terme (chronique) et de façon immédiate (aigu).

Quant aux normes à ne pas dépasser, elles sont établies par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), à partir d'une valeur établie en fonction de chaque fruit ou légume par rapport à chaque pesticide.

L'ACIA a été avisée des infractions relevées pour les produits d'importation, alors que les fermiers québécois pris en défaut ont été rencontrés.

Selon M. Tremblay, les résultats obtenus témoignent de l'efficacité de la stratégie phytosanitaire québécoise, qui vient d'être reconduite jusqu'en 2021. Une stratégie qui vise à utiliser les herbicides et insecticides en fonction des besoins et pas plus, selon les bonnes pratiques agricoles.

Pour consulter l'étude : www.mapaq.gouv.qc.ca/residuspesticides

 

Un article de Claudette Samson, publié par La Presse

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Auteur : Claudette Samson

Source : www.lapresse.ca