Réserver un tiers des poissons aux oiseaux marins - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 23/12/2011 à 20h22 par Mich.


RÉSERVER UN TIERS DES POISSONS AUX OISEAUX MARINS

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Réserver un tiers des poissons aux oiseaux marins

 

Une étude internationale conclut que pour maintenir les populations d'oiseaux marins en équilibre, ces animaux doivent disposer d'au moins un tiers de la masse de poissons pour leur alimentation.

Une équipe de chercheurs de huit pays, menée par Philippe Cury, de l'IRD (Institut de recherche pour le développement), et Ian Boyd, de l'Université de Saint-Andrews, vient de publier une étude qui évalue empiriquement les besoins alimentaires des populations de 14 espèces d'oiseaux de mer, dans sept écosystèmes marins à travers le monde.

Les résultats fournissent un ordre de grandeur de la masse minimale de proies (petits poissons et krill) dont les populations d'oiseaux de mer doivent disposer pour ne pas péricliter : environ un tiers de la biomasse totale.

Une connaissance quantitative des relations entre les différents niveaux trophiques d'un écosystème est nécessaire pour évaluer l'impact des activités humaines sur ce dernier. La pêche, en particulier, est une activité qui pose de nombreuses questions aux scientifiques, aux gestionnaires et aux autorités politiques, son impact sur les populations de poissons étant devenu très important et, pour certaines espèces, fort inquiétant.

Alors que la pêche prélève de plus en plus de petits poissons (sardines, anchois, etc.), les oiseaux marins ont de moins en moins de proies. Les populations de ces prédateurs doivent probablement en souffrir, mais dans quelle mesure ? Philippe Cury et ses collègues ont pu préciser le lien entre l'alimentation disponible pour les oiseaux marins et leur succès reproductif.

Ils ont examiné des ensembles de données relatives à sept écosystèmes marins, sur neuf sites, couvrant parfois plusieurs décennies et touchant 14 espèces d'oiseaux marins dont le régime alimentaire repose principalement sur le poisson.

L'analyse statistique des données a mis au jour un effet de seuil : lorsque les stocks de poissons sont inférieurs au tiers des valeurs maximales, les nombres de poussins chutent brutalement, quels que soient les sites et les espèces d'oiseaux considérés.

Au-dessus de ce seuil d'abondance de nourriture, le succès reproductif n'augmente pas ou presque, d'autres facteurs limitants entrant en jeu, tels que la saturation des sites de nidification.

Cette vaste étude montre que la surpêche nuit à la survie des prédateurs supérieurs, du moins les oiseaux marins. Elle a l'intérêt de fournir un chiffre de référence – épargner au moins un tiers de la masse du poisson fourrage – qui peut servir de guide à une gestion durable les pêcheries.

 

Un article de Maurice Mashaal, publié par pourlascience.fr

 

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Auteur : Maurice Mashaal

Source : www.pourlascience.fr