Renflouer un pays, oui ! La planète, jamais ! - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 02/04/2012 à 15h53 par Mich.


RENFLOUER UN PAYS, OUI ! LA PLANÈTE, JAMAIS !

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Renflouer un pays, oui ! La planète, jamais !

Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), dont le siège est à Rochefort, avec Bruno Genty, président de France nature environnement. (photo B. M.)

 

France nature environnemment (FNE) tenait son assemblée générale samedi à la LPO.

Samedi, l'association France nature environnement (FNE) a tenu son assemblée générale annuelle au siège social de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), rue du Docteur-Pujos. L'occasion de parler environnement, campagne électorale, crises économique et écologique avec les présidents de ces deux associations nationales de protection de la nature et de l'environnement : Bruno Genty pour FNE et Allain Bougrain-Dubourg pour la LPO.

« Sud Ouest ». L'environnement est le grand absent de la campagne électorale. Il a été sacrifié sur l'autel de la crise économique ?

Bruno Genty. Il est surtout sacrifié sur l'autel de la petite formule et des débats abstraits. Alors que les questions environnementales, c'est du concret. Les citoyens réclament du concret ! Le prix du litre de carburant à 2 euros, le pesticide dans les assiettes, le bien-être animal...

Ce n'est que de la vie de tous les jours. Les politiques ne font pas le lien entre questions environnementales et questions économiques, c'est frappant ! Crise économique et crise écologique sont intimement liées. L'humanité vit à crédit financièrement... et sur le dos de la planète. C'est plus embêtant. On pourra toujours renflouer l'économie d'un pays, mais la planète, jamais !

Eva Joly, candidate Les Verts - Europe écologie, stagne à 2 % d'intentions de vote dans les sondages. C'est dommage ?

Allain Bougrain-Dubourg. L'écologie, c'est du pragmatisme. Dans les Régions, au Parlement européen, les écologistes, nourris de leurs expériences de terrain, apportent leurs expertises et participent intelligemment à la vie politique. Pour l'élection présidentielle, la démarche est totalement différente. Il y a un petit côté « people » pour décrocher le premier poste de France. C'est vrai que la campagne d'Eva Joly n'est pas bien reçue...

Une campagne pas bien reçue ou pas bien menée ?

A. B.-D. Sûrement les deux à la fois. Les Verts - Europe écologie ne profitent pas de la caisse de résonance que constitue une campagne présidentielle. C'est un rendez-vous raté alors qu'il y a urgence sur tout ce qui concerne l'eau, l'énergie, la biodiversité...

Agriculture, écoconsommation, transports, santé, protection des forêts et des océans, OGM, risques industriels... FNE est sur tous les fronts. Tous ces dossiers paraissent urgents. Quels sont ceux qui ne peuvent plus attendre ?

A. B.-D. Le déclin de la biodiversité est le plus inquiétant. Si on dit aux politiques et aux citoyens que le pygargue à queue blanche ou l'outarde barbue sont des espèces d'oiseaux très menacées, c'est sûr qu'ils répondront : « D'accord, mais on a d'autres urgences. »

Par contre, des plantes qui disparaissent, ce sont autant de molécules et de services rendus par la nature qui ne sont plus disponibles. Pareil avec la déforestation, la surexploitation des stocks de poissons, ce sont autant de ressources en moins ou de conséquences dramatiques en plus, tout comme le changement climatique... Protéger l'environnement, ce n'est pas qu'une marotte, ce n'est pas être extrémiste. La biodiversité est tout simplement la condition de la vie humaine sur Terre.

Rappeler que nous nous nourrissons, soignons, habillons, chauffons grâce à la biodiversité, c'est ne plus se cantonner à l'éthique mais passer au pratique et à l'économique.

En vue de la présidentielle et des législatives, FNE fait des propositions dans son « Appel des 3 000 : pour un contrat environnemental ». C'est un vrai programme de gouvernement...

B. G. Depuis sa création en 1968, FNE a toujours été et restera toujours indépendante de tous les partis politiques. Mais l'association ne peut pas se cantonner à interpeller les politiques. Cet « Appel des 3 000 » permet de proposer un projet de société. FNE n'est lié à aucun intérêt économique ou commercial. Son combat désintéressé est d'intérêt public.

Le combat est encore long, non ?

A. B.-D. Effectivement, je le répète, on est toujours dans le déni et ce n'est pas tenable. Il y a des données intellectuellement objectives qui le prouvent ; il faut vite le reconnaître. Il y a une réelle prise de conscience des enjeux chez les enfants et les adolescents, une écocitoyenneté se dessine tranquillement mais pas assez rapidement.

B. G. C'est la mission de FNE que d'apporter des informations alternatives. Des rapports comme celui publié en janvier par la Cour des comptes sur les coûts de la filière électronucléaire permettent de faire avancer les choses... « Dis-moi qui paie et qui te paie » et ça expliquera le déni...

A. B.-D. Culturellement, il faut inverser nos valeurs, inventer des solutions alternatives... Et vite, si on ne veut pas être dans le punitif, dans un avenir de contraintes.

 

Un article de sudouest.fr

 

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Auteur : sudouest.fr

Source : www.sudouest.fr

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