Réflexions sur l'avenir de la planète, post Copenhague - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 28/12/2009 à 14h28 par Michel WALTER.


RÉFLEXIONS SUR L'AVENIR DE LA PLANÈTE, POST COPENHAGUE

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Réflexions sur l'avenir de la planète, post Copenhague

Réflexions retenues par Michel

L'impact humain sur l'environnement se voit de plus en plus et est de plus en plus alarmant. Nous faisons disparaître les espèces à un rythme inédit et l'homme est une plaie pour la biodiversité. Non seulement, les espèces meurent à cause de l'homme mais en plus l'homme empêche les espèces et l'environnement de s'adapter ou de migrer (urbanisme, autoroute, agriculture, ...). . Le changement climatique se déroule à une vitesse que même les périodes de bouleversement préhistoriques sont loin d'avoir connu. Ce changement se manifeste également par l'acidification des océans, la fonte accélérée des calottes glaciaires ou la disparition des deltas.

Des “paliers critiques” pour le basculement du climat

Un groupe de 29 scientifiques a défini un ensemble de 10 paliers critiques pour l'évolution de la planète. Johan Rockström de l'Université de Stockholm a publié ces « paliers planétaires » dans la revue Nature en septembre 2009. Ces paliers concernent le changement climatique, l'acidification des océans, les différentes pollutions, notamment chimique, la conversion des sols en terres cultivables, Ces paliers correspondent à des limites naturelles, ou maximum, en ce qui concerne les méga-impacts de l'Homme sur la nature au-delà duquel se produit un basculement profond, voire irréversible.

« Nous jouons désormais avec des processus fondamentaux de l'équilibre planétaire, déclare Rockström. Quels sont ces processus fondamentaux qui permettent à la Terre de rester dans un état d'équilibre ? » Les chercheurs considèrent comme période de stabilité planétaire, l'holocène, période qui dure depuis 10 000 ans depuis le dernier âge glaciaire, depuis lequel la civilisation humaine s'est épanouie. Ils tentent d'identifier quelles sont les variables clés qui peuvent pousser le climat à basculer au-delà des « paliers critiques ».

Par exemple, la variable clé en ce qui concerne le changement climatique est clairement la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone ainsi que l'augmentation corollaire de la température capturée dans l'atmosphère. De nos jours, la teneur en C02 de l'atmosphère terrestre est de 387 ppm, bien au dessus du niveau pré-industriel de 280 ppm. Le palier critique estimé par les scientifiques, dont le climatologue James Hansen de la Nasa, est de 350 ppm, ce qui correspond à une augmentation de la température de 1 watt par m2 (aujourd'hui cette augmentation est déjà de 1,5 w /m2 !).

Bien que le calcul de ces paliers critiques peut être largement incertain, les consensus sont nets dans la communauté scientifique : par exemple, on n'est pas sûr de savoir à quel niveau exact de C02 on pourrait stopper le réchauffement climatique mais on pense que cela commence autour de 350ppm.

L'humanité à déjà franchi 2 des 9 paliers critiques de l'évolution environnementale : les pertes liées à la biodiversité et la concentration en nitrogène, du fait de l'utilisation trop massive d'engrais chimiques. Il faut savoir que ces modifications ont des conséquences les unes sur les autres : franchir un palier fragilise les autres. Par exemple, les pertes de biodiversité sont encore plus massives quand la planète se réchauffe.

Certains scientifiques soutiennent la démarche mais critiquent le fait de donner une valeur précise aux paliers. Par exemple, les limites de l'utilisation de fertilisants aux phosphates sont trop floues, leur effet pouvant se faire sentir de manière diffuse, lente et indétectée pendant une durée indéfinie.

L'eau face à l'explosion démographique

(...)

Par Jumbo (Consommer durable)

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