Refilez-leur un peu d'OGM et qu'on n'en parle plus ! - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 29/12/2010 à 19h26 par Tanka.


REFILEZ-LEUR UN PEU D'OGM ET QU'ON N'EN PARLE PLUS !

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Refilez-leur un peu d'OGM et qu'on n'en parle plus !

Il y a quelques semaines était annoncée l'arrivée des OGM en Afrique afin de tenter de lutter contre la faim. Si beaucoup ont salué ce généreux don, des deux côtés de la Méditerranée, beaucoup restent sceptiques. Guérir la faim en Afrique avec des OGM qui font polémique chez nous ? Ça ne gêne que nous ?

Ces OGM offerts à l'Afrique...

Le 7 décembre dernier, le Figaro annonçait que les agriculteurs des pays d'Afrique allaient enfin bénéficier de maïs tolérants afin de palier le manque d'eau. Plus précisément, le programme international Wema (Water Efficient Maize for Africa) prévoit l'introduction gratuite des gènes dans le maïs cultivés au Kenya, en Ouganda, au Mozambique, en Tanzanie, et en Afrique du Sud entre 2013 et 2017.

Cette introduction n'a pas pour but d'augmenter la productivité mais plutôt d'utiliser moins d'eau en situation normale ou encore de réduire les pertes lors de forte chaleur. Grâce au maïs transgénique, la production devrait tout de même augmenter de 20% à 35% durant les dix prochaines années. Mais à quel prix ? En tant que Français, il est difficile de voir l'arrivée des OGM en Afrique comme une véritable avancée. D'ailleurs nous ne sommes pas les seuls !

...qui ne font pas l'unanimité !

Joseph M. Kyalangilwa, président de la Société civile de la Province du Sud-Kivu et président du Great Lakes Forum International publiait en 2004 dans Horizons et débats un article intitulé « Les OGM en Afrique: une autre forme du néo-colonialisme ». Dans cette article, Joseph M. Kyalangilwa affirme que le problème de la faim en Afrique ne sera pas résolu par l'introduction de maïs transgénique.

De plus, selon lui, ce don ne fera que renforcer la dépendance africaine vis à vis des « fournisseurs occidentaux comme pour les médicaments » par exemple. Il percoit également les frais de transport de ces semences comme un bon moyen d'enrichir les compagnies de transports européennes. Enfin, tout comme la plupart des Français, une partie des consommateurs africains restent sceptiques vis-à-vis de l'innocuité pour la santé du maïs transgénique.

Ce que dit la polémique autour des OGM, chez nous

Pour Joseph M. Kyalangilwa le problème est que les découvertes scientifiques sont manipulées à des fins commerciales « avilissant l'être humain » tout en profitant de son «ignorance pour l'exploiter à volonté jusqu'à porter atteinte à sa dignité ».

De ce côté de la Méditerranée, le problème vient surtout de l'impact des cultures OGM sur l'environnement. Tout commence en février 2008 lorsqu'au nom du principe de précaution, la culture du maïs transgénique MON 810 est interdit sur le territoire français. Quelques plus tard, l'Afssa conclu que le maïs transgénique ne présente pas plus de risques pour la santé que le maïs classique. Un avis qui pour Arnaud Apoteker de chez Greenpeace, résulte de la pression des lobbys des biotechnologies qui occupent une grande place aux ministères de l'Agriculture et de la Santé.

Or, le principe de précaution s'appuie sur les risques jugés sérieux pour l'environnement et non pas sur la santé. Malheureusement, sans aide de l'Occident, l'Afrique n'est pas en mesure de concilier survie et protection de l'environnement.

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Auteur : greenzer.fr

Source : www.greenzer.fr