Redonner de la confiance aux agriculteurs - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/09/2011 à 07h39 par Kannie.


REDONNER DE LA CONFIANCE AUX AGRICULTEURS

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Redonner de la confiance aux agriculteurs

 

Jean-Yves Guillou est producteur de lait biologique à Saint-Évarzec. Il estime que les marées vertes sont une responsabilité collective.

Rencontre :

Les algues vertes : une responsabilité collective. Jean-Yves Guillou en est persuadé. Cet agriculteur de Saint-Évarzec, au sud de Quimper, possède une exploitation de 95 ha. Où il laisse brouter en paix ses 80 vaches laitières. L'année dernière, il a engagé l'exploitation familiale d'Enez-Raden sur la voie de l'agriculture biologique.

Quand il a repris l'exploitation en 1982, Jean-Yves Guillou a tout de suite fait de l'intensif. « Il fallait passer par là pour survivre, explique t-il. Nous utilisions des produits phytosanitaires, des engrais. C'était le modèle breton auquel on adhérait automatiquement. »

Coûts cachés

Le modèle breton ? « C'était une vérité », assène t-il. Comme un dogme : produire plus pour pouvoir manger de façon suffisante à pas cher. « C'était une demande de la société. Du point de vue technique, ça a été une réussite. Le modèle s'est très bien nourri de la démarche scientifique. Les volumes ont explosé. »

Mais pour l'agriculteur, la nature n'a pas compris les choses comme ça. « Pendant quelques années, elle n'a rien dit. » Et puis, « les gouttes d'eau ont ruisselé en baie de Concarneau. On s'est aperçu qu'il y avait des coûts cachés à payer ». Les algues vertes.

Et Jean-Yves Guillou d'assurer que « c'est un peu déplacé que les agriculteurs soient les seuls à payer ». Pour l'exploitant, les marées vertes sont « la conséquence directe de la demande de la société. C'est le fait de pouvoir acheter trois produits au prix de deux ».

« Quelque chose se passe »

Pour autant, l'agriculteur souhaite être du côté de « ceux qui cherchent des solutions ». Il a pris part au plan de lutte contre les algues vertes en baie de Concarneau. Et a converti son exploitation au bio. Malgré « l'inertie d'une poignée d'agriculteurs », il sent que « quelque chose se passe ». « Ils vont bouger petit à petit mais pas aussi vite que l'on veut », parie t-il.

Pour Jean-Yves Guillou, une des clés sera de « redonner de la confiance aux agriculteurs ». Notamment des garanties économiques pour changer de modèle. Lui a trouvé son débouché: la laiterie bio de Quimper qui va lui acheter son lait pendant cinq ans.

L'exploitant de 52 ans conclut, comme un signal d'alarme : « Il faut que la société prenne soin de ses derniers agriculteurs. Car beaucoup sont perdus. Ils ont la tête dans le sac. »
 

Un article de Thomas SEGUI, publié par maville.com

 

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Auteur : Thomas SEGUI

Source : www.quimper.maville.com