Reconnues ou non, toutes les thérapies sont sujettes aux dérapages - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 11/07/2011 à 15h24 par Kannie.


RECONNUES OU NON, TOUTES LES THÉRAPIES SONT SUJETTES AUX DÉRAPAGES

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Reconnues ou non, toutes les thérapies sont sujettes aux dérapages

 

Baudouin Labrique, psychothérapeute belge, décrit pour la première fois dans un livre les dérapages dont sont responsables des thérapeutes à la fois dans les médecines conventionnelles (psychologie, psychanalyse, psychiatrie) et non conventionnelles (biologie totale, psychogénéalogie, kinésiologie, etc.) Mais il ne dit rien sur l'éventuelle utilité de ces dernières. Courageuse, la démarche de Baudouin Labrique. Mais incomplète et risquée.

Courageuse, car c'est la première fois qu'un psychothérapeute, ayant pratiqué des approches non reconnues officiellement et controversées, parle des manquements de certains de leurs praticiens et montre qu´elles ne peuvent pas, en tout cas pour celles qu´il a analysées, revendiquer le caractère de scientificité reconnu aux approches académiques.

Mais démarche incomplète parce qu´elle passe sous silence l´éventuel intérêt de ces approches différentes pour les patients, pourtant de plus en plus nombreux à les demander.

Et démarche risquée parce qu'elle peut offrir à ceux qui les combattent dogmatiquement (en France, les pouvoirs publics, les autorités médicales et les grands médias) une caution à leur comportement répressif et à la diabolisation.

J.L. Martin-Lagardette.- Votre livre insiste sur les dérapages des deux groupes de médecines, la conventionnelle et la non conventionnelle. Mais c'est au détriment de celle-ci, dont personne n'a encore fait l'étude des éventuels apports positifs.

Baudouin Labrique.- Je n'ai pas voulu faire un panorama de toutes les thérapies pour dire ce qui fonctionne ou non chez chacune d'elles. D'abord par manque de place mais aussi par choix. J'ai d'abord pensé aux patients. Je veux les aider à identifier les dérives et manquements que l'on peut constater dans les comportements des thérapeutes.

La biologie totale, par exemple, fait de la psychosomatique, bien qu'elle n'utilise pas le mot. Elle prétend avoir fait une découverte majeure. Or les psychothérapeutes font de la psychosomatique depuis très longtemps. La B.T. prétend également que son approche est prouvée scientifiquement. C'est faux. Ne respectant pas les canons et les exigences de la science conventionnelle, elle ne peut s'en prévaloir. Ou alors, il faudrait réformer entièrement celle-ci...

Quant aux apports positifs, je prépare un second livre, qui pourrait s'intituler Guérir enfin, comment faire pour trouver son chemin dans la forêt des propositions.

- Pourtant vous-même avez été formé par des thérapeutes disciples du Dr Sabbah (B.T.)

- Oui, mais il y a vingt ans, je ne savais pas. Je n'étais pas informé sur les réalités de cette pratique. Depuis, j'ai constaté des attitudes inadmissibles, notamment par la bouche de mes patients. Pour moi, aujourd'hui, si les méthodes Hamer et Sabbah disparaissaient, ce serait un bien. Leurs praticiens donnent d'autorité tel sens à telle maladie, c'est de la caricature. Cela peut tomber juste de temps à autre, mais, éthiquement, ça ne tient pas. Que l'on aide le patient à trouver lui-même un sens à son mal, oui. Mais ce n'est pas au thérapeute à le décréter. Dire à un patient par exemple que son cancer de l'estomac provient d'un conflit avec son grand-père, cela pourrait être condamné car s'apparentant à un diagnostic médical et à du charlatanisme.

- Vous évoquez également les constellations familiales, la PNL, la psychogénéalogie, la kinésiologie...

- Dans mon livre, je ne juge pas les méthodes mais la manière dont les thérapeutes se comportent. Ont-ils ou non une éthique pointue ? Ont-ils suivi une thérapie approfondie et des formations correctes avant d'exercer ?

Beaucoup de ces «médecines» sont en fait des outils, et non des méthodes de santé. Elles se basent généralement sur des principes parfois magiques, souvent dogmatiques, qui sont prononcés par des maîtres à penser. Mais on trouve cela aussi dans les approches conventionnelles. Ainsi, Freud lui-même est aujourd'hui contesté. Son complexe d'Œdipe n'est plus universellement reconnu.

- Vous n'êtes pas tendre avec la médecine conventionnelle...

- Je montre, en deux chapitres, comment les autorités médicales et gouvernementales font elles-mêmes le lit des thérapies différentes, en niant l'existence de la psychosomatique, du lien qu'il peut y avoir entre le stress, par exemple, et les maladies.

Edward Weiss et O. Spurgeon English, professeurs à l'Université de Philadelphie, ont dit : «Toute maladie relève à la fois de l´esprit et du corps et toute thérapeutique est, de ce fait, de la médecine psychosomatique. Lorsqu´on en sera dûment persuadé, le terme psychosomatique pourra disparaître, les données qu´il traduit étant désormais impliquées dans le terme médecine».

On en est encore loin. La Miviludes, le ministère de la santé et les associations antisectes comme l'Unadfi ignorent cette réalité. Ajoutez à cela la course au profit de nombreux médecins conventionnels, pantins du système pharmaceutique, qui n'ont que dix minutes à accorder à chaque patient, et vous comprendrez pourquoi les gens vont vers les autres médecines.
 

Un article de Jean-Luc Martin-Lagardette, publié par Ouvertures

 
Commentaire reçu :

Je suis l'auteur du livre décrit plus haut.

Le journaliste qui m'a interviewé M. M.-Lagardette estime ma «démarche incomplète parce qu´elle passe sous silence l´éventuel intérêt de ces approches différentes pour les patients, pourtant de plus en plus nombreux à les demander.»

Comme je lui ai fait remarquer, d'une part, me le reprocher, c'est comme si on reprochait à un romancier de ne pas avoir écrit une histoire autre que celle qu'il a écrite. D'autre part, il ne faut faire référence qu'au strict objet du livre et qui est de s'attacher à identifier «Les dérives des thérapeutes et assimilés dans l'accompagnement humain et psychologique» en sous-titre au livre et qu'on le retrouve implicitement d'ailleurs dans le titre du livre.

Le but du livre est d'aider les personnes notamment échaudées par des expériences traumatisantes à mieux se prémunir par rapport aux pièges (souvent cachés) dans l'accompagnement thérapeutique.

L'objet du livre n'était pas comme ce journaliste (me reprochant de ne pas en avoir évoqué les aspects positifs) l'induisait, l'évaluation des thérapies ; il dit que ce livre est un ouvrage d´éthique sur des pratiques de santé et il s'agit donc bien dévaluer le comportement de certains PRATICIENS mais pas se prononcer à propos du contenu des thérapies qu'ils pratiquent, sauf bien sûr dans le cas où la manière dont elles sont diffusées encouragerait ou induiraient des dérives. Là encore il s‘agirait de comportements.

Il ne s'agissait donc pas davantage d'évaluer l'ensemble des comportements en la matière.

Je ne suis donc pas d'accord avec son évaluation qui qualifie ma démarche «d´incomplète et risquée». Baudouin Labrique

 

Plus de détails sur ce livre

 





Auteur : Jean-Luc Martin-Lagardette

Source : www.ouvertures.net

  • Mots clés déclenchant une recherche interne :  
  • Biologie