Réchauffement de l'Arctique : le transport terrestre menacé - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 01/06/2011 à 13h50 par Fred.


RÉCHAUFFEMENT DE L'ARCTIQUE : LE TRANSPORT TERRESTRE MENACÉ

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Réchauffement de l'Arctique : le transport terrestre menacé

 

Certains rêvaient déjà de nouvelles routes maritimes inexplorées, accélérant encore un peu plus les échanges vers les marchés asiatiques. Mais si les bateaux bénéficieront incontestablement de la fonte des glaces de l'Océan arctique, les infrastructures routières, elles, devraient subir de sévères dégradations dues au réchauffement climatique.

C'est en tout cas le résultat d'une étude conduite par des chercheurs de l'Université de Los Angeles (UCLA), qui tempère un peu l'enthousiasme parfois démesuré de certains transporteurs au sujet de l'Arctique.

La nouvelle a quelque peu refroidi les ardeurs de ceux qui espéraient déjà une explosion des échanges à travers l'Océan arctique. Certes, le changement climatique va libérer des glaces une partie de l'Océan et permettre aux bateaux européens, américains et asiatiques d'emprunter des voies inédites.

Mais une étude révèle que les routes terrestres seront sévèrement affectées par ce réchauffement. Souvent construites sur du permafrost, ou même sur des lacs, des rivières et des marais gelés de façon permanente, une hausse des températures pourrait rendre ces voies impraticables et bloquer l'accès aux exploitations minières et pétrolières ainsi qu'aux ports potentiels.

Les délais pourraient alors augmenter de 11 à 82% selon les zones. La construction de nouvelles infrastructures deviendra en outre difficile sur des sols très instables.

Huit pays sont principalement concernés : les Etats-Unis, le Groenland, l'Islande, la Norvège, la Suède, la Finlande, le Canada et la Russie. Ces deux derniers seront a priori les plus touchés par le phénomène.

L'étude estime que la hausse des températures empêchera 640 000 kilomètres carrés de durcir en hiver dans ces deux pays, rendant la construction de routes quasi-impossible.

Au Canada, la Tibbitt-Contwoyto Winter Road, plus longue route de glace du monde passant à plus de 80% sur des lacs gelés et généralement opérationnelle de début janvier à fin mars, devrait perdre 17% de ses jours d'ouverture d'ici à 2050. Les délais pourraient encore s'allonger pour des véhicules de très grande taille.

Autre aspect problématique : le ravitaillement de certaines communautés ne sera possible que par les airs, faisant ainsi exploser les coûts de denrées transportées. La survie de certains peuples autochtones pourrait être remise en cause, alors même que l'activité du littoral arctique doit prendre un essor important.

Car l'étude n'apporte pas que des mauvaises nouvelles. Elle met en exergue trois routes principales qui devraient être viables de juillet à septembre en 2050.

L'une d'elle, baptisée par les auteurs la « Route du pôle nord » (North Pole Route), partirait de Rotterdam pour atteindre le détroit de Béring, puis le Pacifique, évitant ainsi le Canal de Panama, de Suez ou de Malacca.

Le Canada, la Russie et le Groenland verront également leur zone économique exclusive (ZEE) augmenter sensiblement et environ 1.12 millions de kilomètres carrés (soit presque deux fois la France) de haute mer deviendront navigables.

Reste à attendre patiemment 2050.

Sources : AFP, UCLA

 

Un article publié par affaires-strategiques.info

 

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Source : www.affaires-strategiques.info