Réchauffement climatique : Plus d'UV pour les uns, moins pour les autres - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 24/10/2009 à 12h35 par Tanka.


RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : PLUS D'UV POUR LES UNS, MOINS POUR LES AUTRES

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Réchauffement climatique : Plus d'UV pour les uns, moins pour les autres

Information recueillie par Tanka.

Le réchauffement climatique va modifier la circulation de l'ozone entre la stratosphère (couche située entre 12 et 60 km d'altitude) et la troposphère (couche située entre 0 et 12 km d'altitude), augmentant ou diminuant les quantités d'ultraviolets (UV) reçues au sol dans différentes régions du globe, selon une étude de l'Université de Toronto (Canada) publiée dans Nature Geoscience.

La Terre est protégée des rayonnements solaires les plus dangereux par la "couche d'ozone". Cette enveloppe de gaz, située dans la stratosphère, filtre la majorité des rayons ultraviolets dangereux pour la santé et constitue un bouclier protecteur.

Les chercheurs ont modélisé l'évolution probable de la circulation de l'ozone jusqu'en 2095 en se fondant sur les prévisions du Groupe International d'Experts sur le Climat (GIEC). Selon eux, les quantités d'UV reçues au sol par temps clair à la fin du 21ème siècle par rapport à 1965, diminueront de 9% dans les hautes latitudes de l'hémisphère Nord (Scandinavie, nord de la Russie ou Alaska).

A l'opposé, les terres australes situées à plus de 60° de latitude Sud, vont de nouveau connaître une augmentation de leur exposition aux UV à la fin du siècle. En 2095, elles pourraient recevoir une quantité d'ultraviolets en moyenne supérieure de 10%, voire de 20% certaines années, par rapport à 1965. Ces régions, concernées il y a quelques années par le "trou" dans la couche d'ozone, auront connu entre temps une importante amélioration de leur situation grâce à l'interdiction des chlorofluorocarbures (CFC) il y a 20 ans.

Les changements dans la distribution de l'ozone et du rayonnement ultraviolet à la fin du siècle n'auront rien à voir avec les effets chimiques des CFC, précise l'université d'Edimbourg (Royaume-Uni). Ils seront uniquement dus à une accélération, causée par le changement climatique, du flux d'ozone circulant de la stratosphère vers la troposphère.

Alors que l'ozone situé dans la stratosphère nous protège des UV, il constitue près du sol un gaz effet de serre, polluant de surcroît.