Réchauffement climatique : il faut changer de cap - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/01/2010 à 01h43 par Michel95.

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Réchauffement climatique : il faut changer de cap

Information recueillie par Michel95

BJORN LOMBORG EST « ENVIRONNEMENTALISTE SCEPTIQUE », DIRECTEUR DU COPENHAGEN CONSENSUS CENTER, ANCIEN DIRECTEUR DE L'INSTITUT DANOIS D'ÉVALUATION DE L'ENVIRONNEMENT.

Pour une bonne partie de la communauté environnementale, il est compris et accepté que la seule façon de contrer le réchauffement climatique est de réduire nos émissions de CO2 rapidement et massivement.

Je suis persuadé que le réchauffement climatique est réel, qu'il est causé par l'activité humaine et que nous devons réagir.

Des actions concrètes et réalistes sont nécessaires, au lieu d'accords infondés et de notre manque d'engagement.

Mais nous devons être réalistes.

Pour commencer, nous devons admettre que près de vingt ans après le fameux « sommet de la Terre » à Rio de Janeiro et douze ans après le sommet de Kyoto dont les objectifs ambitieux très prometteurs ont presque tous été oubliés, il est évident qu'aucun pays industrialisé n'a la volonté politique d'appliquer les taxes carbone draconiennes qui s'imposent ni d'ordonner la réduction massive de CO2 dont nous aurions besoin afin de les diminuer.

Et c'est probablement mieux ainsi.

Même si les accords de Kyoto étaient respectés, cela prendrait jusqu'à la fin de ce siècle -l'équivalent de 90 ans -pour réduire la température de moins d'un tiers d'un degré Fahrenheit.

Ce serait une perte financière de centaines voire de milliers de milliards de dollars, car, même si la réduction de dioxyde de carbone est prometteuse, les technologies des énergies alternatives ne sont pas encore prêtes à prendre la relève.

La moitié de l'électricité mondiale provient du charbon.

Pour des pays émergents tels que la Chine ou l'Inde, cette source d'énergie représente 80 % de l'énergie totale.

Pourtant, brûler du fioul émettant du carbone est la seule façon pour des pays en voie de développement de se sortir de la pauvreté.

L'idée que nous devons combattre le réchauffement climatique en décourageant l'utilisation de fioul émettant des dioxydes de carbone -en imposant des taxes énormes, par exemple -ignore cette réalité.

C'est comme si nous disions que pour combattre l'obésité, il suffit de garder la bouche fermée.

On perdrait du poids, mais on mourrait.

La solution n'est pas d'arrêter de manger ; mais d'apprendre à manger correctement.

Il est impensable de priver les pays émergents de sources d'énergie peu coûteuses afin de réduire leurs émissions de CO2, ce qui serait un handicap majeur pour eux.

Au contraire, il faut les aider à se développer plus rapidement, et s'il y a une chose que nous pouvons retenir de notre passé, c'est que les pays industrialisés polluent moins malgré une production supérieure.

Il ne s'agit pas de rendre le combustible fossile plus cher, mais de trouver une énergie alternative moins chère.

Actuellement, nous dépensons une somme dérisoire approchant les 2 milliards de dollars par an afin de trouver de nouvelles technologies et énergies propres.

En augmentant de cinquante fois ce chiffre à 100 milliards de dollars par an, nous pourrions changer la donne.

Non seulement cela nous reviendrait deux fois moins cher par rapport aux 180 milliards de dollars par an que nous devrions dépenser pour adapter les accords de Kyoto, mais l'impact de ces dépenses serait bien supérieur.

Notre travail au Centre de consensus de Copenhague a démontré que pour chaque dollar dépensé sur la recherche d'énergie propre, cela nous éviterait l'équivalent de 11 dollars de dégâts climatiques.

A l'inverse, pour chaque dollar dépensé à réduire nos émissions de carbone, seulement 2 centimes de dégâts climatiques seraient évités.

Depuis vingt ans maintenant, de Rio à Kyoto à Copenhague, nous tournons en rond en essayant de redorer cette stratégie sans avenir qu'est la réduction des émissions de gaz à effets de serre.

Voulons-nous vraiment être la génération qui gâchera une décennie de plus, à faire de grandes promesses à Copenhague, pour se rendre compte en 2020 que nous aurons encore échouer à faire un quelconque progrès ?

Il est normal que les sondages démontrent un scepticisme croissant à l'égard du réchauffement climatique.

Les gens sont perdus et frustrés, et il est grand temps d'accepter que la route de Rio-Kyoto-Copenhague ne mène nulle part.

Lorsqu'il s'agit du réchauffement climatique, nous devons adopter une nouvelle stratégie, et nous rendre compte que le seul moyen d'accélérer la percée des technologies des énergies vertes, c'est d'avoir une stratégie mieux adaptée et réaliste pour parvenir à un objectif.

Source : BJORN LOMBORG, Les échos

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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