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Cette actualité a été publiée le 29/03/2011 à 14h08 par Mich.


RADIOACTIVITÉ : LA FRANCE NE DIT PAS TOUT

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Radioactivité : la France ne dit pas tout

 

La transparence affichée par les autorités françaises sur le niveau de radioactivité suite à la catastrophe de Fukushima Daiichi est-elle réelle ? Plutôt mesurée depuis le début de cette crise, la Commission indépendante sur la radioactivité hausse le ton et demande à la France de rendre publics tous les résultats d'analyse du réseau international du CTBTO.

Alors que les masses d'air contaminé ont été détectées en Islande, en Suède, en Finlande et en Allemagne, la Criirad dénonce « les dissimulations » du Département de l'Energie des Etats-Unis. La commission réitère son appel à se mobiliser afin sur tous les résultats d'analyse du réseau du CTBTO soient rendus publics et dénonce les Etats qui s'y opposent, comme la France.

Pour la Criirad, chaque citoyen doit connaitre l'identité de ceux qui le privent d'informations fiables sur le niveau de radioactivité de l'air qu'il respire. La commission a lancé mercredi un appel international pour que soient rendus publics tous les résultats d'analyse de la radioactivité de l'air. L'appel concernait tout particulièrement les données du réseau international mis en place dans la cadre du Traité d'Interdiction Complète des Essais nucléaires (TICE ou CTBT).

TOUS les chiffres

Ayant en effet mission de détecter toute élévation de la radioactivité de l'air susceptible d'indiquer qu'un essai nucléaire a été effectué en violation du traité, les laboratoires du réseau sont équipés d'instruments de détection très performants et répartis sur l'ensemble de la planète. Chaque Etat a accès aux résultats de l'ensemble du réseau ; les résultats d'analyse lui sont envoyés quotidiennement.

La Criirad ne demande pas la publication de quelques chiffres, dûment sélectionnés par les gouvernements et leurs experts, mais veut tous les chiffres. La commission indépendante affirme que le Département de l'Energie américain a rendu publics des résultats qui ne rendent pas compte de la réalité de la contamination.

Ainsi, l'évolution de l'activité de l'air en iode dans la région de Sacramento serait préoccupante. Pourtant les Etats-Unis n'en feraient toujours pas mention dans les informations diffusées, malgré des relevés traduisant une forte hausse de la radioactivité depuis plusieurs jours.

 

 

Plus précisément, la contamination en iode 131 aurait dépassé 4 mBq/m3, puis 10 mBq/m3 dans la nuit du 18 au 19 mars, une valeur 60 fois supérieure à celle de l'avant-veille. L'activité de l'iode 131 dans l'air de Sacramento serait restée supérieure à 1 mBq/m3 au moins jusqu'au 23 mars dernier, sans que le Département américain de l'Energie ne l'ait mentionné auprès du public.

La Criirad demande la publication de l'intégralité des données de tous les laboratoires du réseau du CTBTO : résultats jour par jour, pour tous les radionucléides mesurés, pour toutes les stations de mesure, aux Etats-Unis comme dans les autres pays, et ce depuis le 10 mars 2011 afin de disposer de valeurs de référence.

Forte hausse de la radioactivité à Sacramento

L'iode 131 n'est que l'un des nombreux radionucléides présents dans l'air. La commission indépendante basée à Valence souhaiterait par exemple connaître l'évolution de l'activité du xénon 133 enregistrée à 100 mBq/m3 par le Laboratoire National du Pacifique Nord-Ouest, dans l'Etat de Washington, entre le 16 et le 17 mars. Il s'agit d'un gaz rare radioactif, qui est généré par les fissions qui se produisent au sein des réacteurs et qui est nécessairement présent dans les rejets radioactifs de Fukushima Daiichi.

Si l'information est confisquée alors que les niveaux de risque radiologique sur les pays occidentaux sont, à ce jour, relativement faibles, que se passera-t-il lorsque les enjeux économiques et sanitaires seront majeurs, s'interroge très justement la Criirad ? Il faut donc obtenir « une transparence totale et permanente » sur les résultats d'analyse du réseau international de contrôle de l'air affirme la commission.

Alors que l'ASN par la voix de son représentant André-Claude Lacoste, reconnaît que la situation au Japon demeure « extrêmement grave », l'appel de la Criirad à la transparence totale de la France vis-à-vis des niveaux de radioactivité est plus que jamais d'actualité.

 

 

Autre article :

(...)

Sakae Muto, vice-président de Tepco, a parlé d'une opération incertaine et longue. "C'est regrettable, mais nous n'avons pas de calendrier concret nous permettant, actuellement, de dire dans combien de mois ou d'années (la crise sera terminée)", a-t-il dit. Pour Najmedin Meshkati, expert à l'université de Californie Sud, il sera peut-être nécessaire que l'ONU soit de la partie. "A mon humble avis, c'est plus important que la zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye", a-t-il estimé.

La situation est considérée comme stabilisée dans deux des six réacteurs de Fukushima-Daiichi, mais elle demeure instable dans les quatre autres, d'où se dégage parfois de la vapeur ou de la fumée.

Selon le ministre de l'Industrie Eric Besson, Tepco aurait demandé l'aide d'Areva et d'EDF.

Source

 

 

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Auteur : enviro2b

Source : www.enviro2b.com