Et si l'on découvrait une forme de vie extraterrestre émanant d'une civilisation technologique ?

Questions pour un virus - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 04/02/2012 à 14h22 par Kannie.

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Questions pour un virus

Particule d'un virus de la grippe aviaire H5N1

 

En cherchant bien, entre Rotterdam et l'Apocalypse, on pouvait trouver un lien. Mais il était fort ténu : pour le tisser, nous n'avions jusqu'à présent de disponible, au musée de la ville, que des tableaux de Jérôme Bosch. Ces dernières semaines, voilà que tout a changé !

Le centre de recherche Erasmus détient le supervirus exterminateur, présenté comme « le plus dangereux du monde » - celui de la grippe H5N1, que les expérimentations de Ron Fouchier, et de plusieurs autres spécialistes dans le monde, sont parvenues à faire muter.

Désormais, il est transmissible à l'homme par simple voie aérienne. Comme il peut tuer environ 60 % des gens qui le contractent et qu'il n'existe aucun vaccin, on s'interroge notamment sur la sécurité des lieux abritant ce virus.

Mais pas seulement. Un débat mondial vient de s'ouvrir, avec encore relativement peu de répercussions en France. Pourtant, depuis quelques jours, on constate, si l'on ose dire, que quelque chose est grippé au royaume de la recherche. Certes, les enjeux sont complexes, les questions enchevêtrées, mais les choix ultimes qu'elles exigent, en fin de compte, sont philosophiques.

Bref rappel : en décembre dernier, le NSABB américain (National Security Advisory Board for Biosecurity) bloque la publication de rapports scientifiques exposant le protocole de mutation du virus. Motif : trop facile à reproduire par des terroristes ou des Etats voyous.

Le 20 janvier, face à l'effervescence médiatique, trois acteurs clefs de ces recherches, dont Ron Fouchier, et trente-six de leurs collègues, décrètent un moratoire de soixante jours. Leur objectif : qu'un vaste débat puisse clarifier la situation. Depuis, des interrogations surgissent en foule, sur plusieurs registres.

Par exemple : faut-il absolument fabriquer pareil virus pour comprendre comment le combattre ? La balance avantages/inconvénients est-elle favorable ? Et où se situent les risques les plus grands : dans l'existence de ces souches stockées dans plusieurs centres plus ou moins sécurisés, ou dans la publication des données techniques et le partage de ces informations ?

Et encore : faut-il ou ne faut-il pas enclencher ce type de recherches ? Doit-on prévoir en amont une autorisation ? Mais elle serait donnée par qui, ou retirée en fonction de quels critères, élaborés par quelles instances, appliqués par quels organismes ?

A toutes ces questions, pas de réponses. Ou trop nombreuses, entrechoquant pêle-mêle intérêts et arguments respectifs des scientifiques, des militaires, des grandes compagnies subventionnant les recherches, des gouvernements, de la santé mondiale. Sans oublier le souci des générations futures.

 


 

On peut imaginer une solution radicale : destruction de toutes les données et de toutes les souches existantes.

Inspirée par une application stricte du principe de précaution issue des analyses du philosophe Hans Jonas (1903-1993) dans « Le Principe responsabilité » (1979), cette issue, soulignent nombre de chercheurs, diminue les possibilités de prévenir cette mutation dans la nature et de mettre au point un vaccin.

En fait, personne ne trouve de solution. Et rien ne dit qu'elle se dessine. Car, dans cette situation hypercomplexe, qui, en dernier ressort, peut et doit décider : Etats, bailleurs de fonds, chercheurs, militaires, autorités sanitaires ? Ou bien simples citoyens ?

On l'a compris : ce supervirus est un supersymptôme. Il montre avec éclat combien la puissance de la recherche doit être contrôlée. Les scientifiques y contribuent, cela va de soi. Mais c'est aussi, en dernier recours, la responsabilité de chacun. A condition que chaque citoyen soit en mesure d'être clairement informé, de faire entendre sa voix, et cesse de penser trop simplement en termes d'Apocalypse ou de Paradis. Rien ne nous prépare un Enfer assuré, ni un salut automatique.

Les biotechnologies seront ce que nous en ferons. A une seule condition : rendosser notre responsabilité, aussi bien individuelle que collective. Cela va prendre plus de soixante jours...

 

Un article de Roger-Pol Droit, publié par lesechos.fr

 


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Auteur : Roger-Pol Droit

Source : lecercle.lesechos.fr

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