Quel est le prix du progrès? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 13/10/2009 à 20h07 par Michel WALTER.


QUEL EST LE PRIX DU PROGRÈS?

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Quel est le prix du progrès?

Information dénichée par Michel sur Infogm

Sans considération éthique, il n'y a pas de véritable progrès, que des avancées techniques

Quelle éthique pour le progrès? C'était l'une des questions auxquelles il m'appartenait de répondre la semaine dernière lors d'un colloque organisé par «Valeurs Vertes» au Sénat. Et cette question est plus jamais dans mon actualité: nous recevions cette semaine-là, en Commission parlementaire Environnement, la directrice de l'Agence Européenne pour la sécurité alimentaire, et cette semaine débute le débat public national sur les nanotechnologies.

Pour une prise en compte des considérations éthiques

Qu'est-ce que le progrès? Pour moi, le vrai progrès est celui qui permet une amélioration durable pour le plus grand nombre et dont les risques sont quasi nuls (largement inférieurs aux avantages), et non un accroissement effréné et sans limite des applications
technologiques. Loin de moi l'idée de stopper tout progrès technique.

Simplement, je pense que nous devons comprendre et accepter que le progrès technique sans considération éthique n'est pas la bonne réponse!

Pour faire évoluer ensemble une société durable, il nous faut apprendre à regarder rétrospectivement, tirer les leçons de nos erreurs et adopter une attitude plus éthique et soutenable.

Malheureusement pour nous et pour la planète, l'histoire et l'actualité regorgent d'exemples d'une perspective biaisée du progrès, de ses risques non maîtrisés pour la santé et l'environnement. De fait, aujourd'hui, la principale question à laquelle il nous appartient de répondre est «Comment mesurer et maîtriser les risques»?

Et, sur ce point, nous sommes à ce jour non seulement mauvais mais aussi imprudents. Nous multiplions les risques par l'absence et/ou l'insuffisance de régulation et de contrôle sur les technologies nouvelles.

Prenons deux exemples: les OGM et les nanotechnologies.

Les OGM

La biotechnologie est une avancée technique. Toutefois, peut-on vraiment dire que les OGM constituent un progrès au vu du danger qu'ils représentent pour l'environnement et la santé humaine, du renforcement de la mainmise de l'industrie agroalimentaire sur l'agriculture mondiale, des risques de la brevetabilité du vivant et de ses enjeux éthiques? Avancée technique: oui! Réel progrès: non!

Chronique du 06/10 : Sandrine Bélier et les OGM

Les nanothechnologies

Certaines applications des nano peuvent être intéressantes («technologie verte », soins médicaux), d'autres peuvent se révéler redoutables (on sait aujourd'hui, par exemple, que certains posent des risques similaires à l'amiante!) et soulèvent des questions tant en terme de santé publique, d'environnement, de libertés individuelles et collectives.

Près de 800 produits contiennent déjà des nanoparticules (cosmétiques, articles de sport, peintures et vernis, aliments...) et leur nombre pourrait exploser dans les cinq ans. Le marché mondial, évalué entre 450 et 1.850 milliards d'euros d'ici 2015, suscite une intense compétition notamment en matière de recherche et développement. En octobre 2008, l'Afsset, saisie pour évaluer les risques au travail des nanomatériaux manufacturés, a recommandé le principe de précaution,
après avoir noté l'existence d'effets néfastes pour l'homme et l'environnement.

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Sandrine Bélier