Quand le solaire tombe dans le panneau - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 21/12/2010 à 22h48 par Jacques.


QUAND LE SOLAIRE TOMBE DANS LE PANNEAU

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Les promesses fallacieuses du Grenelle de l'Environnement n'en finissent pas de faire des victimes.

C'est au tour du secteur photovoltaïque de souffrir de sérieux revers suite à un complet retour de veste qui divise par deux les crédits d'impôts aux particuliers, qui revoit très à la baisse le tarif de rachat de cette électricité et qui adopte un moratoire sur l'obligation d'EDF de racheter aux installations de grande envergure l'énergie solaire aux conditions tarifaires en vigueur qui suspend les nouvelles demandes de raccordements.

Le solaire s'assombrit sous les décombres du Grenelle

« Il est mort le soleil...», chantait Nicoletta quand nous n'avions pas encore acquis l'écoconcience que tout allait bientôt tourner court, que nos caprices capitalistes étaient en inéquation avec une règle éminemment scientifique, celle de la finitude planétaire, et que la seule ressource vraiment intarissable était la crédulité citoyenne.

Dans la ligne de la schizophrénie ordinaire du petit pas en avant, et de deux autres en arrière, on ne se lasserait pas d'énumérer les reniements des successifs pseudo-engagements des Grenelle élyséens.

Certes, peu de gens y crurent dès l'origine et ceux qui s'y précipitèrent étaient les éco-businessmen soucieux de ne pas rater un train et des ONG affairistes qui flairaient bon la caillasse, ainsi qu'une foule de candidats-larbins désireux d'être adoubés et galonnés par un Président qui de tout temps n'a jamais porté Gaïa dans son coeur.

Et dans le contexte tant du Pacte dit écologique que des Grenelle qu'il généra, il ne s'agissait en fait que d'un très banal environnement à étroite vision que l'usager jardinier-anthropocentriste entend gérer à sa guise, et non d'une écologie vraie dont la pure notion dépasse tout candidat à la gouvernance d'une quelconque nation.

Les espoirs fallacieux s'écroulèrent au dernier Salon de l'Agriculture où une envolée sarkozyste énervée, gesticulatoire et nauséeuse affirmant que l'environnement « ça commence à bien faire » vint clore la période verte de l'actuel pontificat présidentiel.

Le sieur Borloo s'en est allé et une trop élégante Marie-Chantal regagna les corridors dorés d'un sous-ministère amputé. Et voici maintenant qu'on en finit plus d'égrainer le rosaire des retours à la case départ.

Pour cause de crise invoquée et aussi d'une remise à plat post-remaniement, parlementaires et sénateurs passent allègrement au karcher la plupart des engagements majeurs : abandons de la taxe carbone, de celle sur les sacs plastique (ces emballages qui mettent un demi-siècle à se dégrader...), renoncement de l'obligation d'affichage environnemental des produits, part belle finalement faite aux OGM, au Cruiser et autres ennemis de la Nature et de notre santé, renvoi aux calendes grecques de la promesse d'un bio qui devait atteindre 20 % d'ici 2012 alors qu'il ne décolle pas du 2 minables %, etc.

Quand aux emplois verts, ils semblent fondus dans les chiffres du « chômer plus pour gagner moins ».

Mais voici maintenant la cerise hors saison sur le panneau photovoltaïque et les mauvaises nouvelles n'en finissent plus d'accabler le solaire, un secteur plein de promesses. Le premier coup de semonce, véritable trahison, fut la division par deux du crédit d'impôt des particuliers volontaires à l'équipement, chutant de 50 à 25 %.

Puis voilà que le tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque par EDF n'en fini pas d'être revu à la baisse. Enfin, c'est un décret paru ce mois-ci au Journal officiel qui vient suspendre pour trois mois l'obligation d'EDF de racheter aux installations de grande envergure l'énergie solaire aux conditions tarifaires en vigueur.

Le moratoire concerne les installations supérieures à 3 kW. Les fermes photovoltaïques au sol et les exploitants de grandes toitures devront désormais se soumettre à des quotas modulables en fonction de la quantité de projets en attente.

Dans la foulée, toutes les demandes de raccordement pour des installations solaires photovoltaïques présentées depuis le 2 décembre sont suspendues. Pour les professionnels du solaire, c'est jusqu'à 70 % de l'activité qui va être suspendue.

Une bulle solaire ferait suite au mirage du Grenelle

En matière de responsabilités, les dérives de quelques gros opérateurs sont dans le collimateur. En spéculant démesurément sur ce marché suite à l'euphorie du Grenelle, EDF Energies Nouvelles, filiale d'EDF à 50 %, aurait créé une véritable bulle.

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Voyez, toutes les promesses relatives au développement durable sont... temporaires.

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Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Michel Tarrier

Source : www.notre-planete.info