Quand la biologie de synthèse pose des questions éthiques - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 11/02/2012 à 20h17 par Mich.


QUAND LA BIOLOGIE DE SYNTHÈSE POSE DES QUESTIONS ÉTHIQUES

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Quand la biologie de synthèse pose des questions éthiques

 

Les techniques d'ingénierie génétique permettent aujourd'hui de créer du vivant. Toutefois, de nombreuses questions éthiques se posent.

De nos jours, la question mérite d'être posée : Peut-on créer du "vivant artificiel" ? A-t-on le droit de "construire du vivant" ? En effet, les techniques d'ingénierie génétique utilisées par les pionniers de la biologie de synthèse, qui transforment des bactéries en usines vivantes, soulèvent des questions éthiques.

En réalité, le problème est même d'ordre philosophique. Cela pourrait se résumer à la question posée lors d'un colloque organisé récemment par l'association Vivagora : "Qu'est-ce que l'artificiel, si on utilise les mêmes mécanismes que ceux qui sont dans la nature ? "

En effet, de nos jours, la frontière entre le vivant et l'artificiel se brouille tout autant que celle qui sépare le réel de la science-fiction. Ainsi, des bactéries, dont l'ADN a été largement modifié, peuvent détecter d'infimes traces d'arsenic dans de l'eau, être à la base de médicaments contre le paludisme ou encore permettre de produire de nouveaux biocarburants...

"L'artificiel d'une génération devient souvent le naturel de la suivante, c'est particulièrement vrai pour les produits de l'agriculture", relève Bernard Baertschi cité par l'AFP.

Ce philosophe rappelle que les céréales actuelles sont issues de croisements et d'une intense sélection faite par l'homme. Ce sont des mutations génétiques savamment orchestrées par l'homme qui ont donné des agrumes sans pépin. M. Baertschi cite une phrase de Rousseau qui doit donner à réfléchir : "Tout dégénère entre les mains de l'homme".

Autre sujet de réflexion : "On avait une évolution darwinienne, l'homme est capable de le faire beaucoup plus rapidement, laisse-t-on faire"?, interroge-t-il. Pour lui, "est artificiel ce sur quoi nous avons pouvoir" et nous en sommes responsables.

Le vivant soumis à un intense brevetage ?

Avec la biologie synthétique, on a aujourd'hui la possibilité de "programmer le vivant comme on programmerait des ordinateurs". Pour le bioinformaticien Franck Delaplace, "ce qui cristallise les peurs", c'est "ce que fera l'économie de cette chose-là". Devrons-nous un jour "payer pour vivre" si le vivant fait l'objet d'un intense brevetage ?

D'autant qu'il est difficile de savoir exactement où nous en sommes. Si les chercheurs affirment parfois n'en être qu'au stade de la recherche fondamentale et vouloir mieux comprendre le vivant, ils vantent également les bénéfices attendus pour la santé ou l'environnement, avec notamment des bactéries dévoreuses de pollution.

 

Un article de maxisciences.com

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Auteur : maxisciences.com

Source : www.maxisciences.com