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Cette actualité a été publiée le 10/01/2011 à 13h56 par Mich.


PUCES RFID POUR LES TRANSPORTS EN COMMUN

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Puces RFID pour les transports en commun

Depuis quelques temps, nous mettions en garde nos lecteurs et lectrices contre la généralisation de la technologie RFID décidée dans la confidence par Lille Métropole.

Le 5 novembre 2010, en renouvelant le contrat d'exploitation des transports en commun de Kéolis, LMCU – par l'intermédiaire d'Éric Quiquet – nous a dévoilé ses plans maléfiques d'automatisation, de sécurisation et de marchandisation des transports.

La carte à puce RFID va donc s'installer dans nos poches et intensifier cette mini société de contrainte et de surveillance propre aux flux de bétail humain.

À la lecture des délibérations savamment noyées dans le site internet de Lille Métropole1 - et alors qu'un mouvement national s'oppose au projet LOPPSI 2 - on se rend compte que nos pires spéculations en termes de fichage et de traçabilité se réaliseront cette année.

Si une description de ce qui nous attend dans les transports en commun lillois peut sembler dérisoire quand on ne les prend jamais - ou quand on les fraude - elle permet de toucher du doigt les possibilités de cette technologie intrusive et d'imaginer le monde qu'elle créera une fois généralisée.

La technique déployée

Les techniques seront de trois ordres : le billet « sans contact », la carte à puce RFID, et une application pour téléphones portables. En ce qui concerne la carte RFID, ce sera sensiblement la même que le pass Navigo parisien. Elle s'appelle poétiquement Calypso, comme pour mieux naviguer dans un océan de liberté surveillée.

Les futurs tickets, cartes ou téléphones portables détecteront à distance toutes les personnes entrant dans les transports (métro, bus, tramway, TER, parkings pour bagnoles et vélos), et serviront à louer les futurs Vélos en Libre Service, les voitures en autopartage...

Des autocollants RFID s'installeront sur les billets des supporters du LOSC (déjà particulièrement surveillés) qui voudront repartir en métro. Et dès à présent, ils contrôleront l'accès aux locaux de LMCU pour son cheptel salarié.

Bien évidemment, Lille Métropole espère intégrer au plus vite cette technologie RFID dans une grande « Carte de Vie Quotidienne » qui contrôlera les entrées de tout le monde aux bibliothèques, cantines et autres services municipaux.

Le « tout sans contact » s'impose

Adieu les cartes et tickets papier : LMCU se prépare au « tout sans contact » malgré un investissement et un coût d'exploitation faramineux qui expliquent les récentes hausses de prix des tickets.

Pour se justifier, LMCU a élaboré deux scénarios possibles. Le premier : « tout sans contact ». Le second appelé « variante » (sic) serait « sans contact » + « magnétique » (tickets papier).

Leur tableau « Avantages - Inconvénients » entre les deux scénarios tend ostensiblement à imposer la RFID et à se séparer complètement du système actuel.

Tellement ce sera plus pratique... ou compliqué de « prévoir une double interface sans contact / magnétique ».

Aussi, pour rendre plus désirable son projet RFID, LMCU prévoit de nous bombarder de messages promotionnels, de déployer du matériel publicitaire humain, et même de racoler « au plus prêt des utilisateurs ». Une remise de la carte pourra se faire « en mode délocalisé », aux abords-même des « lycées par exemple ». S'en prendre d'abord aux plus jeunes ? Une vieille recette marketing pour faire accepter une nouvelle technologie, aussi inutile et liberticide soit-elle.

(...)

LMCU déclare la guerre ?

Que la CNIL n'empêche pas l'intrusion des technologies de contrôle et de surveillance dans nos vies, on était déjà au courant.

La preuve : dans son rapport du mois de novembre sur la prévention de la délinquance, Lille Métropole se gargarise de ses « 2 515 caméras [présentes dans les transports], enregistrant 12 images par seconde sur disque dur amovible, qui sauvegardent 48 heures durant les vidéos à l'usage de la Police Nationale. »

Et elle annonce toute fiérote : « 4 caméras dans les autobus standards, 5 caméras dans les autobus articulés, 4 caméras dans les rames de métro », etc., la liste est longue. Tout ça depuis 2002 et l'arrivée du Flic Quiquet, fallait-il le rappeler. Mais au fait, cette « vidéo-protection », elle protège qui ? contre qui ? contre quoi ?

En plus de ce contrôle technologique, LMCU a, depuis 2002 toujours, disposé dans ses transports 489 agents (on aurait envie de dire « unités ») pour assurer le « dispositif humain de Prévention Médiation », et s'ajouter aux maraudes de flics et de militaires. Lille Métropole serait-elle en état de guerre permanent ?

Comment expliquer alors que nous devions être constamment sous l'oeil des caméras, localisés, tracés, identifiés, fichés, contrôlés ?

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Le site étrange qui dérange même les anges!





Auteur : hors-sol.herbesfolles.org

Source : www.hns-info.net