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Cette actualité a été publiée le 01/06/2010 à 17h54 par Tanka.


PRODUITS BIO : LES DANGERS D'UNE COMMERCIALISATION DE MASSE

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Produits bio : les dangers d'une commercialisation de masse

Depuis de nombreuses années, les produits bio envahissent les rayons des magasins. Poussés par la vague écologiste, vantés par les professionnels de la santé, nombre d'agriculteurs ont franchi le pas et abandonné la culture intensive, ses engrais et ses pesticides pour produire des fruits, des légumes, des produits laitiers ou de la viande plus sains.

La grande majorité travaille en respectant les règles de l'agriculture biologique. Pourtant l'important accroissement de la demande et les profits substantiels qui peuvent en être tirés risquent de conduire à quelques dérapages.

Qu'est ce que l'agriculture biologique?

L'agriculture biologique est un mode de culture qui respecte les cycles naturels, les activités biologiques des sols et favorise la biodiversité. Elle a des répercussions écologiques mais aussi économiques.

Selon la définition de la Fédération Internationale des Mouvements de l'Agriculture Biologique (IFOAM),

"L'agriculture biologique englobe tous les systèmes qui font la promotion d'une production d'aliments ou de fibres environnementalement, socialement et économiquement saines. Ces systèmes s'attachent à considérer la fertilité du sol comme la clé d'une bonne production. En respectant les besoins et les exigences des plantes, des animaux et du paysage, ils visent à améliorer la qualité de l'agriculture et de l'environnement, dans tous leurs aspects.

L'agriculture biologique réduit considérablement les intrants en se refusant à utiliser des produits chimiques de synthèse : engrais, pesticides et produits pharmaceutiques. Au contraire, elle permet aux puissantes lois de la nature d'améliorer à la fois les rendements et la résistance aux maladies."

L'IFOAM et le Codex Alimentarius ont établi des règles qui permettent d'obtenir la labellisation des produits bio.

Manger bio, un gage de qualité?

Si la qualité nutritionnelle des produits bio labellisés ne peut être mise ne doute, il ressort d'une étude récente publiée dans la revue Que Choisir de juin 2010 que les qualités gustatives ne sont pas toujours supérieures. Cette enquête met en avant farines, kiwis et carottes, mais la totalité des aliments testés n'est pas de meilleure qualité nutritionnelle que leurs équivalents traditionnels.

Il est donc évident que si les fruits et légumes bio offrent plus de vitamines et de fibres, puisqu'on peut sans danger en manger la peau, leur goût ne sera pas forcément meilleur.

Si manger bio est un atout indéniable pour la santé car nous avalons moins de pesticides et autres produits chimiques, c'est surtout l'impact environnemental de ce mode de culture qui est important. Il ne faut pas oublier que des terres travaillées avec l'agriculture biologique offrent une plus grande richesse, du fait de la rotation des cultures qui épuise moins la terre. La vie est toujours plus présente et plus riche sur des terres travaillées par l'agriculture bio, et c'est tant mieux pour la planète.

Le bio victime de son propre succès?

La revue Que Choisir met en garde contre des dérives du bio pratiquées par certains opportunistes peu scrupuleux. Ils oublient la philosophie de respect de l'environnement et pratiquent une culture à outrance de grandes étendues de terre. Oubliées la biodiversité, la rotation des cultures. Les arrosages sont excessifs, gorgeant d'eau les fruits et légumes pour les rendre plus beaux (mais moins bons) et correspondre aux critères attendus par les grandes surfaces, l'emploi intensif d'engrais même bio est de mise.

En France, la grande distribution s'est approprié le marché porteur des produits bio, privilégiant ainsi le développement d'une agriculture « bio » intensive et industrielle. Pour répondre à la demande croissante des consommateurs et augmenter les marges bénéficiaires, ces grandes surfaces font appel à des produits « bio » en provenance d'Amérique latine, d'Asie ou d'Afrique. Là-bas, les normes sont différentes.

Les produits "hors-saison" commencent à apparaître sur certains étalages bio, incitant les consommateurs à acheter, sous couvert de "bio", des fruits et légumes importés à grand frais avec un impact environnemental néfaste du fait de la consommation d'énergie indispensable à leur transport.

D'autres alternatives au bio existent

On l'aura compris, les aliments bio sont donc bons pour notre santé, mais pas pour notre porte-monnaie. Manger bio coûte en moyenne de 30 à 50 % de plus, écartant les consommateurs n'ayant pas les moyens de s'offrir ces produits.

Pourtant, il existe d'autres alternatives intéressantes.

* Cultiver soi-même un petit carré dans son jardin, afin de se régaler de tomates, salades et autres produits maison.
* Acheter auprès de producteurs locaux pour les gens habitant à la campagne.
* Trouver des coopératives agricoles pour les citadins...


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Source : news.suite101.fr

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