Produire plus de blé avec moins d'engrais grâce à des rhizobactéries - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 20/09/2010 à 13h37 par Michel.


PRODUIRE PLUS DE BLÉ AVEC MOINS D'ENGRAIS GRÂCE À DES RHIZOBACTÉRIES

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Produire plus de blé avec moins d'engrais grâce à des rhizobactéries

Une étude, conduite principalement en Grande Bretagne, a visé grâce à l'inoculation des semences de blé par des rhizobactéries sélectionnées, à économiser les engrais tout en améliorant les rendements.

Le projet de recherche coopératif Rhibac (Rhizobacteria for reduced fertiliser inputs in wheat = Rhizobactéries pour réduire les apports d'engrais sur blé), a bénéficié d'un financement de 2 millions d'euros de l'Union européenne dans le cadre de la thématique du programme FP6 « Qualité et sécurité alimentaire ».

Les résultats des premiers essais sur le terrain ont été positifs, avec une augmentation des rendements et une diminution de la fertilisation azotée.

Le projet Rhibac était dirigé par le Pr. Nicolaus von Wirén de l'Université Hohenheim en Allemagne.

Il explique qu'il y a plus de 30 ans que les chercheurs étudient l'application de rhizobactéries promotrices de la croissance des plantes (=PGR plant growth-promoting Rhizobacteria) dans les cultures de blé et de maïs et qu'ils n'étaient jamais parvenus à des taux de réussite et de reproductibilité très convaincants.

Mais, depuis 4 années, ils sont parvenus à mieux comprendre la façon dont ces microbes du sol de grande valeur fonctionnaient et comment ils pouvaient être utilisés dans les systèmes de production moderne.

Les résultats importants, d'un point de vue statistique, ont commencé à être constatés depuis que les recherches se sont concentrées dans les essais sur des bactéries censées avoir une action davantage portée sur la solubilité du phosphate que sur celles fixant l'azote.

Une grande partie des travaux du projet Rhibac ont été effectués dans le cadre d'essais sur le site du projet dans le comté de Wiltshire, au Sud-ouest de l'Angleterre.

Au total, 4 variétés modernes de blé ont été introduites dans l'exploitation agricole (Robigus, Viscount, Alchemy, Gakley) et ont produit différents niveaux de fertilisation azotée, et 4 souches de Rhibac ont été incorporées aux grains lors de la semence. En moyenne, les résultats des 4 variétés ont fourni un rendement de 0,70 tonnes / hectare ou une croissance de 6% sur 2 essais distincts, lorsque des rhizobactéries spécifiques étaient ajoutées à un régime normal d'engrais.

Lorsque ces résultats ont été comparés aux contrôles des niveaux d'azote, les chercheurs ont constaté que l'inoculation bactérienne était équivalente à 50 à 100 kilogramme d'azote par hectare.

Ces résultats sont très encourageants pour le projet. Si on considère que les souches de Rhibac peuvent remplacer 50 kg/ha d'azote, cela signifie des économies annuelles de 225 000 tonnes de nitrate d'ammonium sur les 1,85 millions d'hectares du Royaume-Uni.

Des chercheurs de l'Université Yeditepe de Turquie, partenaire de Rhibac, ont mesuré les améliorations en termes d'absorption de micronutriments et de rendement de blé dans des essais analogues.

Ces résultats pourraient constituer une véritable révolution, mais ils doivent d'abord être validés en fonction de toute une gamme de conditions et d'environnement avant de pouvoir quantifier la véritable valeur des économies.

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Auteur : CORDIS Nouvelles

Source : cordis.europa.eu