Produire de l'électricité grâce aux vagues : au Croisic, le rêve devient réalité - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/09/2010 à 07h14 par Apache.

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Produire de l'électricité grâce aux vagues : au Croisic, le rêve devient réalité

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C'est une première dans l'Hexagone.

Au Croisic, sur le littoral de la Loire-Atlantique, la France disposera bientôt d'un laboratoire "grandeur nature" destiné à mettre au point des machines capables de transformer l'énergie des vagues en électricité.

Le projet baptisé SEM-REV doit permettre de tester et de perfectionner des prototypes de récupération de l'énergie de la houle dès l'automne 2012.

Deux industriels, dont le nom est tenu secret, sont d'ailleurs déjà sur les rangs pour venir mettre leur système à l'épreuve.

Au total, le coût global de SEM-REV - financé par l'Union européenne, le conseil régional des Pays de la Loire, le conseil général de Loire-Atlantique, l'État, le CNRS et l'École centrale de Nantes - s'élève à 5,8 millions d'euros.

L'enjeu est considérable puisque l'énergie houlomotrice - différente de celle des courants que visent à exploiter les hydroéoliennes - offre un gisement potentiellement très important.

L'énergie des vagues qui déferlent sur les côtes de France pourrait, à elle seule, subvenir à l'ensemble des besoins du pays en électricité !

En pratique, le site d'expérimentation comporte une base en mer d'une superficie d'un kilomètre carré qui pourra accueillir entre un et deux appareils de récupération de l'énergie de la houle, à 18 kilomètres de la côte.

Équipé de multiples instruments de mesure, il permettra d'observer le comportement des prototypes selon les marées, la hauteur des vagues, la vitesse des courants et des vents, la température, mais aussi l'ensoleillement.

À terre, dix à douze personnes - chercheurs dédiés au projet SEM-REV et développeurs industriels - disposeront d'un laboratoire scientifique de 400 m2 pour étudier, en temps réel, l'ensemble des données récoltées.

Enfin, pour compléter le dispositif, un câble enfoui dans le sable à environ 1,5 m de profondeur permettra d'injecter l'électricité produite lors des tests dans le réseau EDF.

Dans le monde, une centaine de systèmes de récupération de l'énergie des vagues sont aujourd'hui à l'étude.

La plupart en sont seulement au stade des essais de modèles réduits en bassin.

En 2012, le site d'expérimentation français arrivera donc à point nommé pour tester ces projets en conditions réelles, dernière étape avant leur exploitation.

"Les vagues sont partout et de nombreux sites peuvent se prêter à l'installation de fermes houlomotrices", affirme Bertrand Alessandrini, chef du projet SEM-REV à l'École centrale de Nantes.

"Un autre avantage réside dans la discrétion des dispositifs de récupération de la houle qu'ont imaginés les industriels", explique le chercheur en hydrodynamique.

La plupart d'entre eux seront en effet pratiquement invisibles.

Voilà donc une énergie propre qui ne pourrait pas - comme le sont parfois les éoliennes - être accusée de polluer le paysage.

Découvrez SEM-REV en images :

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Chloé Durand-Parenti

Source : www.lepoint.fr

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