Prix agricoles mondiaux : comment mettre fin à la valse infernale - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 11/10/2011 à 22h34 par Kannie.


PRIX AGRICOLES MONDIAUX : COMMENT METTRE FIN À LA VALSE INFERNALE

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Prix agricoles mondiaux : comment mettre fin à la valse infernale

 

La flambée renouvelée des cours des produits agricoles et alimentaires depuis 2010 a conduit la présidence française du G20 à placer la "lutte contre la volatilité des prix" au quatrième rang parmi ses priorités.

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"D'après la Banque mondiale, l'augmentation des prix des aliments, en 2010-2011, a jeté près de 70 millions de personnes dans l'extrême pauvreté", souligne aussi l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), en présentant la Journée mondiale de l'alimentation du 16 octobre sur le thème "Prix des denrées alimentaires - De la crise à la stabilité".

Des mesures d'urgence s'imposent pour maîtriser cette volatilité, symptôme d'un problème plus profond : l'abandon des politiques de régulation et de protection agricoles depuis vingt ans, qui requiert un véritable virage de l'action publique.

INDICE DE LA FAIM DANS LE MONDE

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Depuis vingt ans, le niveau de faim n'a reflué que d'un quart, sa "note" passant de 19,7 à 14,6 : une situation toujours classée "grave". Si le problème était à peu près réglé dans le monde, la note serait inférieure à 5, comme au Brésil ou en Algérie...

Les Etats défaillants ou en guerre sont certes les plus touchés, d'autant plus qu'ils ne peuvent que s'approvisionner sur le marché international et sont soumis à la volatilité et à la hausse des prix. Le rapport analyse les causes de cette volatilité : utilisation accrue d'agrocarburants, accidents et changement climatiques, spéculation financière.

Le tout est exacerbé par le fait que "les pays importateurs de produits alimentaires de base dépendent d'une poignée de pays exportateurs " ; mais aussi par l'insuffisance des stocks de céréales et le "manque criant d'informations à jour sur l'état du système alimentaire mondial".

 


 

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LUTTE CONTRE LA SPÉCULATION

Le fil rouge du G20 consiste à améliorer la gestion du risque plutôt que de réduire le risque lui-même, en proposant assurances et mécanismes contra-cycliques.

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RUPTURE

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La faim n'est pas le résultat d'un manque global de nourriture ou de potentiel agricole -au Nord comme au Sud-, mais de la pauvreté et des inégalités, souligne Marc Dufumier, professeur émérite à AgroParisTech. Et, dit-il, "d'énormes bassins de production sont encore sous-exploités et trop faiblement productifs en Russie, en Ukraine ou au Kazakhstan pour les céréales, en Birmanie ou en Thaïlande pour le riz, en Nouvelle-Zélande pour le lait. Il n'y a aucune raison de connaître une pénurie globale".

Pour s'attaquer structurellement aux causes de la volatilité, Mme Hermelin plaide pour des politiques publiques encourageant l'agriculture familiale. "Si les prix augmentent et baissent tout le temps, un paysan africain a du mal à se projeter dans l'avenir pour choisir sa culture et investir : il se replie dans l'autosuffisance."

Il faut donc permettre aux pays pauvres les politiques que les Occidentaux, la Corée du Sud, la Thaïlande, le Vietnam ou la Chine s'autorisent eux-mêmes : soutien à l'agriculture, protection contre les importations à bas prix, régulation des marchés.

"Les résultats sont extrêmement efficaces : on l'a vu au Kenya pour le lait, en Guinée pour la pomme de terre, au Vietnam et en Thaïlande pour le riz", dit-elle. Ceci est contraire aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)... mais personne n'a osé porter plainte contre le besoin de se nourrir de ces quelques pays pauvres, au poids commercial limité.

Après l'échec des stratégies de spécialisation sur les cultures de rente -café, cacao-, qui n'ont pas empêché des émeutes de la faim au Cameroun, pays exportateur, M. Dufumier plaide ainsi pour un "courage politique" des gouvernements des pays les moins avancés -qui doivent agir à contre-courant-, ainsi que de la part de l'OMC et de son président Pascal Lamy, appelés à "ne plus s'arc-bouter sur le cycle actuel de négociations de Doha et à changer son mandat". Sauf à prolonger les dégâts actuels, la nourriture ne doit plus être considérée comme une simple marchandise.

 

Afin de lire la totalité de cet enrichissant article, cliquer ICI

 

Un article de Anne Rodier et Adrien de Tricornot, publié par lemonde.fr

 

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Auteur : Anne Rodier et Adrien de Tricornot

Source : www.lemonde.fr