Prévention et gestion des déchets dangereux : l'Etat et les régions traînent des pieds - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 18/01/2010 à 17h02 par Tanka.


PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS DANGEREUX : L'ETAT ET LES RÉGIONS TRAÎNENT DES PIEDS

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Prévention et gestion des déchets dangereux : l'Etat et les régions traînent des pieds

Information recueillie par Tanka

Que font l'Etat et les régions pour la planification de la prévention et la gestion des déchets dangereux ? Pour le savoir, FNE a réalisé une étude des plans, dont elle publie les résultats dans un rapport disponible en ligne. Manque de planification, manque de suivi, couverture incomplète du territoire : son constat est mitigé.

UN ETAT DES LIEUX

Les régions réticentes

Sur 26 régions (dont DOM-TOM), 10 régions n'ont pas de plans d'élimination des déchets dangereux et ne souhaitent pas s'y mettre.

FNE a étudié les 16 plans en cours de révision ou d'adoption, et livre ses conclusions dans son rapport Expertise sur la planification régionale et la ges (Bilan et prospective des PREDD) . Le premier plan, adopté en Aquitaine, dort au fond d'un tiroir !

L'ensemble des plans soulève la difficulté à identifier et quantifier les gisements de ces déchets. La prévention est peu développée, voire peu considérée, au sein de ces plans.

Manque de centre de stockage de déchets dangereux

Concernant la planification, de grandes régions productrices de déchets n'ont toujours pas de centre de stockage de déchets dangereux comme la région Nord-Pas de Calais, PACA, l'Aquitaine ou Rhône-Alpes. Peu de plans préconisent la création de tels sites, alors que celle-ci demande une grande anticipation. Il faut en moyenne 7 ans entre la décision de créer un site et sa réalisation.

Un cruel manque de moyens

Enfin, les moyens, financiers et humains, manquent pour suivre et mettre en oeuvre ces plans. De rares plans, comme celui d'Ile-de France, définissent clairement les modalités de leur suivi et de leur mise en oeuvre. Sans mise en oeuvre, les plans perdent tout intérêt !

Des plans indispensables

L'étude des plans existants démontre pourtant bien leur intérêt. Ils facilitent la mobilisation des acteurs, aident à saisir l'importance d'une bonne évaluation des quantités de déchets dangereux produites et gérées sur les territoires. Ils permettent aussi d'identifier les flux de transports de matières dangereuses.

Les déchets dangereux ne sont pas à prendre à la légère. Leurs impacts sur la santé humaine et l'environnement peuvent être importants s'ils ne sont pas gérés convenablement. On les estime à plus de 3000 KT par an, provenant principalement de l'industrie, dont environ 80 000 T provenant des ménages et artisans.

LES RECOMMANDATIONS DE FNE

FNE demande à l'Etat et aux régions de mieux considérer et planifier la prévention et la gestion de ces déchets, qui présentent de réels risques pour notre santé et notre environnement. Voir la synthèse de ces recommandations en PDF.

Mettre en oeuvre et suivre les plans de déchets dangereux

Il est indispensable que les plans élaborés soient suivis et mis en oeuvre et non oubliés au fond d'un tiroir, grâce à des moyens humains et financiers suffisants. Ainsi, chaque région en collaboration avec les acteurs concernés, devra veiller à fixer des objectifs réalistes, ainsi qu'une feuille de route claire, garante du suivi des plans.

Plus de prévention

FNE demande aux régions d'être, au travers des PREDD, moteurs dans la prévention des déchets dangereux. Pour cela elles peuvent promouvoir et soutenir le développement de technologies qui génèrent moins de déchets dangereux, mais aussi des actions de formation et d'information. Pour être efficace, le volet «prévention» du PREDD devrait être assorti d'objectifs et de moyens précis, en particulier sur les actions à entreprendre et leurs coûts, le calendrier de mise en oeuvre ainsi que sur les indicateurs de suivi.

Des observatoires des déchets dangereux dans chaque région

Les plans reconnaissent eux-mêmes la difficulté à obtenir des chiffres précis concernant les déchets dangereux. La meilleure solution est bien la mise en place d'observatoires dans chaque région, au minimum dans les régions avec des activités industrielles importantes.

Prévoir les créations d'unités de traitement par bassin de production

Afin de respecter le principe de proximité, FNE demande à ce que soient prévus, dans les plans l'étude, des besoins en termes de capacité de traitement des déchets dangereux par bassin de production. Chaque bassin de production important doit en effet être doté d'un site de stockage de déchets dangereux (Exemple : Nord-Pas-de-Calais, Rhône Alpes, Aquitaine, ...qui en sont dépourvus).

Source : fne.asso.fr


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Pour en savoir plus sur la situation planétaire