Présentation du livre "La Voie de l'humanité" de Jean-Marie Paglia - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 23/09/2011 à 13h54 par Mich.


PRÉSENTATION DU LIVRE "LA VOIE DE L'HUMANITÉ" DE JEAN-MARIE PAGLIA

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Présentation du livre "La Voie de l'humanité" de Jean-Marie Paglia

 

L'humanité trace sa voie elle-même, en suivant ses aspirations internes, et en s'adaptant à son milieu naturel et social. Ce livre s'attache à découvrir les principaux aspects de la situation actuelle, ainsi que les orientations nouvelles dont l'humanité a besoin, et qu'elle cherche obscurément. Cet ouvrage est donc écrit pour l'essentiel par ce que l'ensemble des humains porte en eux. L'auteur a voulu restituer un tableau d'ensemble que les hommes composent dans le monde actuel. En se penchant sur ces réflexions, le lecteur se sentira naturellement enclin à apporter sa contribution au parcours et au sens qu'il doit prendre.

 

Extrait du chapitre 8 - Les mégalopoles- publié avec l'aimable autorisation de l'auteur.

 

Nous vivons un développement morbide.

L'alarme est donnée sur l'avenir de notre civilisation.

L'ensemble des dangers qui nous guettent semble se concentrer sur notre croissance qui se veut illimitée, insatiable comme tous les désirs, mais qui est en même temps destructrice de notre milieu de vie. Croissance économique liée à la croissance démographique comme le pair à l'impair, ces phénomènes aveugles mettent en danger notre avenir.

La pression démographique et la consommation exaltée épuisent les ressources : bois, poissons, minéraux, énergies fossiles, atmosphère, etc. Elles contribuent à la dégradation du milieu de vie, notamment la dégradation du climat, les pollutions, la disparition de nombreuses espèces animales.

Le changement climatique à lui seul défigure notre milieu : il fait fondre le calottes polaires, peut élever le niveau des mers, créer des sècheresses, des ouragans, des inondations. On sait que certaines de nos mégapoles seraient directement menacées par la montée du niveau des océans (Bombay, Lagos, Le Caire, New York, Shanghai...)

Nous risquons de ne plus nous trouver très bien dans le milieu qui nous a vu naître et qui nous a élevés.

Il est déjà arrivé que des civilisations disparaissent parce que l'excès de population ne permettait plus à leur environnement de les entretenir. Ce fut sans doute le cas des Mayas et d'Angkor. Mais le désastre que nous fabriquons avec méthode et aveuglement depuis plusieurs siècles s'accélère et atteint maintenant des proportions planétaires.

C'est le coeur même de notre civilisation qui révèle que notre développement est morbide. Il se manifeste par l'apparition de mégapoles monstres, malsaines et polluées.

L'urbanisation massive et insalubre a été l'un des maux caractéristiques de la civilisation moderne. La tendance ne cesse de s'accentuer. La moitié de l'humanité vit à présent dans les villes, et d'ici vingt ans, ce sera les trois quarts de l'humanité qui s'amasseront dans les mégapoles monstres.

Notre civilisation est caractérisée par ce développement destructeur qui d'une part épuise les ressources et qui d'autre part suscite l'apparition de masses misérables parce que ce développement est essentiellement déséquilibré. Il tend constamment à prendre plus d'un côté en privant plus de l'autre. Il est fondamentalement générateur d'inégalité. Cette inégalité est la cause de l'explosion démographique qui est en grande partie une réaction de protection et de survie chez les peuples ou les classes qui sont mis à l'écart.

Actuellement, selon les données de l'ONU, les bidonvilles comptent plus d'un milliard d'humains, population qui va doubler en 20 ans.

C'est la dépendance économique qui attire les gens vers les cités, ils espèrent pouvoir y trouver plus facilement de quoi survivre. C'est donc le système économique qui provoque l'urbanisation massive et façonne le visage de notre terre.

Le milieu urbain concentré

Les grandes villes sont un milieu artificiel qui altère inexorablement la qualité de vie. Le milieu devient bruyant, sale, agité, congestionné.

Nombreuses sont les études montrant qu'il est nocif pour la santé :

L'une d'elles signale que la pollution urbaine provoque 24 000 décès prématurés chaque année en Grande Bretagne. Les enfants qui vivent à moins de 500 mètres d'une autoroute subissent des lésions pulmonaires permanentes, leur vie est abrégée, sans doute à cause de la pollution des gaz de voitures. La mortalité pour cause cardiaque est trois fois plus élevée au centre de Londres que dans une ville moyenne d'Ecosse.

Seules sont épargnées les villes dans lesquelles aucune étude n'a été effectuée.

Le milieu de vie est aussi nocif au plan psychique. La criminalité y est élevée, les gens doivent souvent compenser leur mal de vivre par un usage important d'alcool, de drogue, de médicaments sédatifs, de soins psychologiques. A cause de ces abus, le milieu devient trop excité, trop chaud, il apparaît une culture urbaine de violence et de criminalité.

En ne cessant de croître, la population subit nécessairement une dégradation morale, à cause de la tension qui croît au même rythme. Cette dégradation morale génère les conflits, qu'il s'agisse aussi bien de criminalité locale que d'affrontements politiques, ethniques ou internationaux.

On sait que les bidonvilles ne peuvent que favoriser la violence urbaine et même le terrorisme.

Comment ce milieu artificiel qu'il se crée affecte-t-il l'homme ? Quelles en sont les conséquences sur la personne ?

Une nouvelle créature ?

Par son énorme masse, la société moderne engendre l'anxiété. Un surnombre de gens qui luttent pour survivre engendre inéluctablement toujours plus de tensions et de compétition. L'anxiété naît de ces tensions permanentes.
Il est donc inévitable que l'homme soit à la longue transformé mentalement par son milieu. A moins de prétendre que nous soyons vraiment faits pour exister dans la cavalcade et le tourbillon incessants qui sont les traits de la vie citadine moderne.

On peut s'attendre qu'à force de vivre dans le charivari omniprésent, la créature humaine subisse des transformations pour s'y adapter. En observant finement, peut-être allons-nous découvrir que nous cessons d'être Homo Sapiens.

Pour décrire la nouvelle créature qui apparaît, on a proposé le terme Homo Multitudinis, l'homme des foules, mais il faudrait sans doute préférer Homo Turbidus, qui reflète mieux la réalité.

(...)

 

D'autres extraits sur le blog de l'auteur

 

Notice sur l'auteur

Jean-Marie Paglia a suivi une carrière de professeur et praticien certifié en Médecine chinoise, principalement au Canada. Il s'intéresse maintenant aux questions fondamentales de l'existence et puise son inspiration dans la sagesse orientale autant que dans les savoirs modernes. Il souhaite à ses lecteurs d'en tirer une expérience enrichissante.

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Jean-Marie Paglia

Source : lavoienaturelle.over-blog.com