Poutine cuvée 2012, problème pour l'Europe - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/03/2012 à 17h49 par Mich.


POUTINE CUVÉE 2012, PROBLÈME POUR L'EUROPE

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Poutine cuvée 2012, problème pour l'Europe

 

Vladimir Poutine, l'ancien agent du KGB devenu chef de la Sainte Russie, entame donc sa 11ème année à la tête du pays, après avoir été Président de 2000 à 2008, puis Premier ministre de 2008 à 2012.

Le voici élu au terme d'une campagne où la personnalisation du pouvoir a encore atteint des sommets et qui a laissé libre cours à une fraude électorale dont l'ampleur n'est pas mesurable, car non contrôlée.

Aucun autocrate n'accepte de quitter volontairement la scène politique ainsi qu'en attestent les révolutions arabes. La griserie d'un pouvoir presque sans limites est une drogue dont aucun ne peut se passer.

Comme les autres, Poutine n'imagine guère la Russie sans lui, comme en témoigne sa promesse de garantir un logement décent à chaque russe... en 2030 !

Cette Russie a perdu son Empire depuis maintenant plus de 20 ans, il n'en finit pas de la victimiser pour s'attirer le soutien de la population. Et pour entretenir un nationalisme il est vrai ancré dans la mentalité du peuple russe.

Seulement voilà ! La société civile est en train de renaître. La contestation ne s'arrêtera pas. Et alors que les média et la justice sont muselés, la peur est en passe d'être vaincue par le flot croissant des manifestants. Les centaines de milliers de ceux qui pris position à Moscou, mais aussi dans d'autres régions, même fort éloignées, trouvent un écho dans le pays.

Il n'y a pas cette fois-ci que les medias occidentaux qui s'intéressent à ce mouvement, qui est plus qu'un frémissement. C'est une lame de fond. Le peuple est las de la corruption et une grande partie de la société n'a plus confiance dans le pouvoir.

L'Europe ne peut l'ignorer. L'Union européenne et les gouvernements de ses Etats membres ne peuvent plus, comme ils l'ont fait toutes ces dernières années, agir comme si rien ne se passait du côté de l'Oural. L'Europe a souvent hélas été lâche.

Elle a préféré sa tranquillité avant toute chose, ce que les citoyens des pays d'Europe centrale et orientale ont encore en mémoire. Qu'il s'agisse de la période précédent la dernière guerre mondiale ou de l'ère soviétique quand les chars russes venaient à la demande de leurs dirigeants... remettre de l'ordre là où il fallait !

 

 

L'Europe ne peut pourtant pas se contenter de commercer avec une Russie qui fait son entrée à l'OMC, mais sans rien concéder. Attention au syndrome tunisien ! Evitons de faire preuve de complaisance avec des régimes finalement rejetés par leurs peuples. C'est en cela que la Russie du Poutine cuvée 2012 est un problème pour l'Europe :

- Peut-on admettre que le véto de la Russie nous conduise à assister impuissants au massacre des Syriens par Bachar El Assad ?

- Peut-on accepter le partage de la Géorgie en dépit de tous les engagements pris par Poutine auprès de Nicolas Sarkozy durant la présidence française de l'UE ?

- Peut-on continuer à faire comme si nous n'étions pas conscients du soutien apporté par la Russie à l'Iran ?

- Peut-on ignorer les ambitions militaires de Poutine qui a annoncé un programme d'armement de près de 600 milliards € tandis que l'Europe se désarme progressivement ?

- Peut-on fermer les yeux sur les atteintes aux droits de l'homme qui n'ont pas cessé, même si la situation de la Tchétchénie ne fait plus la une des journaux occidentaux ?

- Peut-on tolérer que ceux qui déplaisent au pouvoir soient embastillés comme Khodorkovski et Lebedev pour avoir commis la faute de dénoncer la collusion entre mafias et pouvoir ?

- Peut-on oublier les assassinats des défenseurs de droits de l'homme, avocats comme Sergei Magnitsky ou journalistes comme Anna Politkovskaïa ?

- Peut-on faire l'impasse sur la question de l'indépendance énergétique des démocraties européennes clairement posée après que Poutine ait déclaré qu'il ne respecterait pas les mesures décidées par l'UE en 2007 pour limiter le prix du gaz importé en Europe ?

La politique étrangère de l'UE est à un tournant. En dépit des centaines de diplomates mis à son service sous l'autorité de Catherine Ashton, cette politique est évanescente. Madame Ashton en lien avec la Commission – dont elle est vice-présidente – et le Conseil de qui elle dépend également, devrait dire son mot et l'UE à travers elle devrait poser certaines conditions à nos liens commerciaux.

La Russie a besoin de nous autant que nous avons besoin de ses ressources énergétiques. Déjà l'Europe se grandirait si elle affichait son scepticisme quant aux élections qui viennent d'avoir lieu. Elle se renforcerait si elle était plus exigeante sur le plan commercial avec le partenaire russe. La dignité vaut bien quelques barils de pétrole et quelques mètres cubes de gaz....

 

Un article de Noëlle Lenoir, publié par blogs.lexpress.fr

 

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Auteur : Noëlle Lenoir

Source : blogs.lexpress.fr

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