Pourquoi on se les gèle en période de "réchauffement climatique" - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 22/12/2010 à 21h56 par Tanka.


POURQUOI ON SE LES GÈLE EN PÉRIODE DE "RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE"

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Pourquoi on se les gèle en période de "réchauffement climatique"

Notre bonne vieille terre se réchauffe et pourtant on claque des dents en Europe et en France cet hiver. Pourquoi ? Certains scientifiques expliquent justement la rigueur des hivers en Europe depuis 10 ans par le réchauffement climatique.

La hausse des températures est indéniable. D'ici la fin du siècle, le thermomètre planétaire devrait enregistrer une hausse de 5 à 6 degrés.

Le mois de novembre à lui seul serait même le plus chaud à l'échelle mondiale depuis 1881 selon le Goddard Institute for space studies, un laboratoire de la Nasa. Et pourtant, l'Europe hiberne sec.

Selon une nouvelle étude scientifique, le coupable serait justement la fonte de la calotte glaciaire arctique. Le réchauffement a entraîné sa réduction de 20% ces 30 dernières années. D'ici la fin du siècle, elle pourrait même avoir disparu.

Résultat des courses : la surface du globe à cet endroit se réchauffe, la mer devient plus chaude que l'air ambiant dans cette zone polaire.
L'air polaire reflue vers l'Europe

« Vous avez alors un important flux chaud qui remonte vers l'atmosphère, que vous n'avez pas quand tout est recouvert de glace. C'est un changement énorme », explique Stefan Rahmstorf, spécialiste du climat au prestigieux Institut Potsdam en Allemagne.

Conséquence, révélée début décembre par une étude du Journal de Recherche Géophysique (publication scientifique américaine) : le choc entre une mer réchauffée et un air plus froid génère une pression qui pousse l'air polaire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, c'est-à-dire vers l'Europe.

« Ces anomalies pourraient tripler la probabilité d'avoir des hivers extrêmes en Europe et dans le nord de l'Asie », explique le physicien Vladimir Petoukhov, qui a dirigé l'étude.

D'autres explications comme une baisse de l'activité solaire ou des changements dans le Gulf Stream (courant océanique chaud), « ont tendance à exagérer les effets » de ces hivers atypiques.
2010, une des années les plus chaudes

Les chercheurs soulignent que ces hivers particulièrement froids en Europe ne reflètent pas la tendance globale constatée sur l'ensemble du globe, où 2010 devrait être l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

« Quand je regarde par ma fenêtre, je vois 30 cm de neige et le thermomètre dit -14° », raconte Stefan Rahmstorf, qui s'exprimait au téléphone depuis Potsdam.

« En même temps, au Groenland, nous sommes au-dessus de zéro en décembre ». Décidément, on en perd le Nord.

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Auteur : G. F. V.

Source : www.francesoir.fr