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Cette actualité a été publiée le 27/01/2010 à 16h52 par Tanka.


POURQUOI LE GANG DES LAPINS ?

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Pourquoi le gang des lapins ?

Information recueillie par Anny

Car les pouvoirs publics ne font rien pour se débarrasser de l'expérimentation animale !

Aujourd'hui, la plupart des produits de notre consommation courante sont testés sur les animaux afin de déterminer s'ils sont potentiellement dangereux pour la santé humaine. Des pesticides aux médicaments, en passant la colle, la peinture ou même les ondes électromagnétiques des téléphones portables, les animaux font les frais par millions de l'obstination des scientifiques à persévérer dans cette voie, plutôt que développer des méthodes substitutives à l'expérimentation animale.

Sur l'ensemble des animaux tués, la plupart l'est pour des raisons qui ne concernent en rien la survie humaine, comme l'illustrent de manière odieuse les tests pour les cosmétiques, ou encore le fait que des médicaments identiques sont testés séparément par les firmes pharmaceutiques.

Pourtant, on entend souvent les vivisecteurs parler de l'expérimentation comme d'un "mal nécessaire", nous mettant en face du choix suivant : entre un animal et un humain, qui devons-nous sacrifier ? Il s'agît alors de déterminer si l'expérimentation animale, lorsqu'elle a pour but de mettre au point des médicaments ou traitements médicaux, est justifiée ou pas.

La position de Droits des Animaux est claire : en aucun cas les animaux, qui ne sont en rien responsables de nos maladies et de nos mauvais choix en matière d'hygiène de vie et de pollution de l'environnement, n'ont à être sacrifiés. L'expérimentation animale doit être abolie.

Les expérimentateurs argueront que rien ne doit se mettre en travers de leurs recherches pour trouver des traitement aux maladies et donc sauver des vies humaines. Mais la question n'est pas là : nous n'avons pas à choisir entre sauver un humain ou un animal, mais entre choisir une méthode qui tue des animaux et une méthode que ne les tue pas. Ici se situe la faute éthique des expérimentateurs et de l'Etat français, dont l'erreur signifie torture et mort dans les laboratoires pour plus de 7000 animaux, chaque jour en France. Si les expérimentateurs ne disposaient pas des animaux, feraient-ils subir leurs tests avec la même désinvolture sur des humains ? Ne se donneraient-ils pas plutôt les moyens de faire des recherches autrement ?

Aujourd'hui, voit-on les vivisecteurs déployer quelque effort pour se passer de la vivisection, notamment dans les protocoles d'évaluation des risques toxicologiques ? Les pouvoirs publiques favorisent-ils la création de méthodes substitutives ? Certainement pas ! C'est même précisément l'inverse : les subventions accordées à la recherche sur les méthodes substitutives sont dérisoires. Le peu de méthodes substitutives existantes résulte des efforts de laboratoires indépendants, l'Etat affectant quant à lui la quasi-totalité des fonds à l'expérimentation animale !

Voir à cet égard l'interview de Jacques DESMEULES, président de la Ligue Française Contre la Vivisection

Ceci trahit un mépris évident de l'animal, réduit à n'être pour les scientifiques français et par les pouvoirs publics qu'un simple matériel de laboratoire.

Mépris de l'animal, mais également de l'opinion publique : 85 % des français sont favorables à l'interdiction totale de toute expérimentation animale lorsqu'il est démontré que des méthodes substitutives peuvent être utilisées (sondage IPSOS/One Voice).

Les méthodes substitutives ne sont pas une option mais une nécessité : de deux choses, l'une, soit les scientifiques et l'Etat français considèrent que les animaux n'ont pas d'importance, soit ils considèrent qu'ils s'agît là d'êtres sensibles, qui en tant que tels doivent être respectés. Dans ce dernier cas, il importe de ne pas se contenter de mots mais d'actes, les seuls actes des pouvoirs publics jusqu'à présent n'ayant été que subventionner à outrance l'expérimentation animale aux dépens des méthodes substitutives.

Nous demandons donc au pouvoir public :

* l'abolition de l'expérimentation animale, méthode inique et barbare

* de lancer un vaste programme, chiffré et daté, de développement des méthodes substitutives à l'expérimentation animale

* de créer, comme le demande notamment la Ligue Française contre la Vivisection, un institut dédié à l'étude des méthodes scientifiques de substitution à l'animal (MSSA)

Source : droitsdesanimaux.net


Pour en savoir plus sur la situation planétaire