Pourquoi il faut sérieusement s'inquiéter de la LOPPSI 2? - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 11/01/2011 à 12h38 par Mich.


POURQUOI IL FAUT SÉRIEUSEMENT S'INQUIÉTER DE LA LOPPSI 2?

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Pourquoi il faut sérieusement s'inquiéter de la LOPPSI 2?

De manière harmonieuse dans toutes les régions de France, des collectifs sont en train de s'organiser pour échanger et agir ensemble contre les logiques induites par la Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (Loppsi).

Bien que les raisons de lutter contre cette loi soient initialement différentes, tous les collectifs refusent la société de surveillance qu'elle est en train de mettre en place au sein de l'espace numérique et de l'espace public. À plus forte raison quand cette surveillance est sous-traitée ou menée conjointement avec des entreprises privées.

Nous nous interrogeons sur cette loi qui réglemente à la foi l'espace public et l'espace numérique. Ce qui nous conduit à penser qu'il existe une volonté de "filtrer" les territoires publics et numériques, de certains "contenus", avec la peur que sur l'espace publique, cela soit des Roms et des Sans-papiers...

Avec l'aide du du collectif Anti Loppsi, nous avons pu vérifier et comprendre les logiques de cette loi in-sécurisant les principes de la liberté.


Loppsi utilise sans ménagement les nouvelles technologies de l'information et de la communication à des fins de surveillance inédite des citoyens (installation de logiciels espions, utilisation accru de la vidéo surveillance) et invente des nouvelles virtualités entre le citoyen et l'état ; les audiences judiciaires pourront désormais se tenir par "visioconférence", c'est-à-dire que le justiciable incarcéré préventivement sera confronté à ses juges sans quitter son lieu de détention – et sans que les juges ne se déplacent non plus.

Il fallait avoir ça à l'esprit, pour comprendre pourquoi il était nécessaire de s'attaquer à la neutralité du net pour à terme soumettre à la censure cet outil de diffusion de l'information.

Au regard des événements qui se passent actuellement en Tunisie et de l'enfermement de blogueurs, on ne peut que s'inquiéter. On dénotera au passage que le bloggeur n'est pas toujours un journaliste : c'est souvent un citoyen qui pense et qui écrit.

Le filtrage du Net, promis aux Majors de l'industrie culturelle par le président Nicolas Sarkozy, fait maintenant figure de brouillon devant ce que Loppsi nous réserve

Les artistes ayant fait le choix des licences libres pour diffuser leurs oeuvres sont évidemment concernés par "un internet" qui privilégierait l'accès à des contenus au détriment d'autres. En l'occurrence, les "contenus" des Majors de l'industrie sur les "contenus" autos-produits ou indépendants.

Un grand nombre d'artistes ont pu par internet éditer leurs écrits, leurs musiques, leurs films.

Cela a permis à beaucoup d'entre eux de s'affranchir des contraintes esthétiques d'une industrie culturelle ne percevant l'oeuvre que comme une valeur marchande ; et ce, au détriment de la diversité culturelle (en plus de sacrifier les valeurs de partage et de liberté).

C'est une banalité que d'affirmer qu'il ne peut y avoir d'Art sans liberté. Pourtant c'est tellement vrai. On a souvent cité Victor Hugo pendant le débat Hadopi : "... l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous".

Il semble donc naturel que le collectif Libre Accès appelle avec d'autres à défendre l'intérêt public, à plus forte raison quand cet intérêt s'appelle liberté : Non au filtrage des espaces publics et numérique.


Et à participer autant que faire ce peu aux différentes actions en France contre la loi Loppsi, qu'elle soit à Toulouse,
à Marseille,
à Lyon,
ou à Paris
(manifestation le samedi 15 janvier à 14H – METRO ODEON)...

Signez la pétition contre la Loppsi 2 (données confidentielles)

2683 signatures à ce jour!

URGENT : pour un recours auprès du Sénat contre l'article 4 (censure administrative d'Internet par le Ministère de l'Intérieur, sans décision de justice) et contre l'article 32 (interdiction de l'habitat alternatif) de la loi Loppsi 2, adoptée le 21 décembre 2010 par l'Assemblée Nationale.

Notre Association défend les droits de l'Homme et de toutes les espèces vivantes. Elle est APOLITIQUE!

Deviens vite lanceur d'alerte

Le site étrange qui dérange même les anges!





Auteur : Jérémie Nestel, Julien Eisse, Joseph Paris/mediapart

Source : www.mediapart.fr