Pour un modèle alternatif d'agriculture nourricière pour tous - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 14/10/2009 à 19h05 par Michel95.


POUR UN MODÈLE ALTERNATIF D'AGRICULTURE NOURRICIÈRE POUR TOUS

  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Pour un modèle alternatif d'agriculture nourricière pour tous

(Daniel VUILLON, Agriculteur, co-initiateur du concept AMAP en France)

Information collectée par Michel95

FRANCE, 14 octobre (Toute la diététique !) - La qualité de la nourriture comme celle de l'air et de l'eau est vitale pour la survie de notre espèce.

De leurs qualités dépend notre santé, notre espérance de vie.

Or l'eau est la première cause de mortalité sur la planète suivie du manque de nourriture.

Les maladies liées à la pollution de l'air sont en fortes augmentations dans beaucoup de Pays et on trouve des traces de pesticides dans les endroits les plus reculés de notre planète.

Les chiffres de la malnutrition sont également impressionnants :plus d'un milliard d'hommes souffrent de faim, tandis qu'un autre milliard est en surcharge pondérale, auxquels on peut ajouter bien d'autres formes de malnutrition...

Malgré la prise de conscience collective jalonnée par des décisions historiques : Déclaration des Droits de l'Homme en 1948, Conférence Internationale sur la nutrition en 1992 Sommet de l'Alimentation en 1996, Conférence de Haut Niveau sur la sécurité alimentaire mondiale en 2008, Conférence du G8 en Italie en juillet 2009, on n'observe pas globalement d'amélioration de la situation nutritionnelle , bien au contraire, une aggravation sur tous les Continents, soit de la faim, soit des problèmes de malnutrition et d'obésité.

L'augmentation de la population, l'épuisement des ressources fossiles sont autant de facteurs qui ne peuvent que provoquer une aggravation de la situation actuelle dans un système de production mondiale qui n'a pas su répondre aux besoins nécessaires à 6,7 milliards d'hommes, donc à fortiori aux 9 milliards annoncés dans les années 2050.

La preuve est faite aujourd'hui qu'on ne peut répondre aux problèmes planétaires par une approche productiviste globale.

C'est à partir des solutions locales les mieux adaptées, multipliées à l'infinie qu'on obtiendra une réponse aux problèmes qui se posent au niveau global.

Une avancée : un plan gouvernemental pour développer des circuits courts

Depuis le développement de l'agriculture et de l'élevage, les populations ont toujours disposé d'une large autonomie alimentaire.

Ce schéma précèdent fait partie de l'histoire de l'homme sur la terre, de tout temps il s'est nourri avec les ressources locales, ce n'est que depuis 40 ans que le paysan ne nourrit plus ses voisins mais un marché parfois très éloigné de sa ferme.

Cette agriculture nourricière de proximité ou péri-urbaine recule dans la plupart des pays du monde pour laisser la place à l'agrandissement des villes, aux équipements collectifs liés aux transports (routes, autoroutes, gares, aéroport, etc.), à d'autres activités économiques (industrie, artisanat, commerce, etc.), aux services publics (écoles, universités, hôpitaux, etc.).

Elle n'entre pas dans les schémas habituels qui classent le territoire en milieu urbain et milieu rural, soit la ville et la campagne.

Mais entre les deux, qu'existe-t-il?

En France, pour la première fois, le Ministre de l'Agriculture a reconnu l'existence des circuits courts, il a déclaré en Avril 2009 :

« Les circuits courts, qui recréent du lien entre les consommateurs et les agriculteurs, contribuent au développement d'une agriculture durable et d'une consommation responsable.

Ils recèlent un potentiel de développement important permettant de mieux valoriser les productions, de créer des emplois et de mettre en place une nouvelle «gouvernance alimentaire » à l'échelle des territoires. »

Mais qu'appelle-t-on circuits courts?

Pour connaitre la réponse, cliquer sur "Lien utile"