Pour quelques arpents de glace - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 12/10/2010 à 21h50 par Fred.


POUR QUELQUES ARPENTS DE GLACE

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Pour quelques arpents de glace

Le nouveau tropisme maritime chinois ne fait pas des vagues qu'avec le Japon et les pays d'Asie du Sud-Est, mais soulève aussi quelque écume du côté de l'ami russe.

Il est ainsi plutôt rare qu'un officiel russe se permette des déclarations aussi musclées vis-à-vis de Pékin, mais l'amiral Vladimir Vysotsky, commandant en chef de la marine russe, s'est « lâché » tout récemment, en s'alarmant des ambitions arctiques chinoises.

Selon lui, Pékin veut se tailler une part du «gâteau arctique».

«Nous observons l'intrusion de plusieurs pays qui tentent de faire progresser leurs intérêts de manière très intensive, par tous les moyens possibles, notamment la Chine» a déclaré, le marin sans langue de bois.

En martelant que la Russie «ne renoncera pas à un pouce» de l'océan Arctique.

Il a affirmé que les flottes du Nord et du Pacifique allaient accroître leur présence dans la zone arctique russe « à l'aide de nouveaux bateaux».

Rappelons que les pays riverains comme le Canada, la Russie, la Norvège, les Etats-Unis et le Danemark, jouissent chacun d'une zone économique allant jusqu'à 370 km de leurs côtes.

Mais la Russie revendique une plus grande étendue, arguant que la zone est le prolongement de son plateau continental.

Moscou estime que l'ensemble de son territoire arctique dispose de deux fois plus de réserves en pétrole et en gaz que l'Arabie saoudite, deuxième producteur mondial de pétrole derrière elle.

Selon une étude de l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri) publiée en mars dernier, l'intérêt de Pékin aurait grandi au même rythme que la fonte des glaces en Arctique.

Pour l'auteur du rapport, Linda Jakobson, une chercheuse basée à Pékin, « la Chine suit de plus en plus près les conséquences de la fonte des glaces dans l'océan Arctique » et « augmente ses crédits pour la recherche dans la région ».

Pékin aurait ainsi décidé de se doter d'un nouveau brise-glace sophistiqué pour les expéditions polaires, qui devrait être opérationnel en 2013.

L'objectif est évidemment scientifique et environnemental.

Mais selon Linda Jakobson, les Chinois ont « commencé ces dernières années à évaluer les implications commerciales, politiques et de défense » d'un Arctique libéré des glaces en été.

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Arnaud de la Grange

Source : blog.lefigaro.fr