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Cette actualité a été publiée le 27/04/2012 à 16h18 par Tanka.


POUR OU CONTRE LES ZOOS ?

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Pour ou contre les zoos ?

 
La privation de liberté constitue une souffrance intolérable pour tous les animaux dont les capacités cognitives dépassent un certain seuil de complexité, tels les grands singes, les félins, les éléphants, les cétacés, les pinnipèdes, les perroquets ou même les primates humains, dès lors qu'on les emprisonne pour un crime qu'ils n'ont pas commis. Cette forme de maltraitance psychologique suscite fréquemment la folie (zoopsychoses, stéréotypies) ou la mort précoce chez nombre d'animaux captifs, au premier rang desquels figurent les orques et dauphins enfermés dans nos parcs marins.
 

 
Dans tous les cas, c'est l'essence même de ce qui fait la vie de ces malheureux que l'on détruit à jamais. La captivité brise en effet de manière radicale la transmission des cultures propres à l'espèce et compromet à terme tout espoir de réhabilitation. Elle constitue dès lors un "éthocide", un crime contre les grands savoirs non-humains, de la même manière que furent détruites les cultures des Peuples premiers avant qu'on ne relègue ceux-ci dans de sinistres réserves.

Les Zoos s'inscrivent résolument dans une vision spéciste du vivant, au sein duquel le primate humain aurait le droit de disposer de toutes les autres espèces et serait le seul mammifère à se voir doté de conscience.

L'éthologie cognitive a mis à mal cette approche depuis longtemps, mais les zoos, comme les cirques, entendent bien renforcer le mythe de la bête brute guidée par ses seuls instincts et se gardent donc bien de présenter l'animal encagé comme une personne à part entière.
 

 
Même s'ils parviennent parfois à conserver en vie quelques exemplaires d'animaux au bord de l'extinction totale – mais toujours issus d'une espèce spectaculaire, exotique et rentable, c'est-à-dire plutôt des pandas que de petits rhinolophes - les zoos et les delphinariums ne protègent en rien les espèces menacées.

Bien au contraire, leur action est néfaste à tous niveaux - pédagogique, éthique, écologique - et se doit d'être interrompue au profit de la mise en place de réserves naturelles "in situ" pour le plus grand avantage des populations humaines locales et la préservation réelle de la biodiversité.

Si certains zoos contribuent au financement de telles réserves de manière fort modeste au vu de leurs rentrées financières, c'est avant tout pour se revêtir d'une sorte de "caution morale", comme le sont d'ailleurs les prétendus Programmes européens pour les espèces menacées qu'ils développent, concept créé de toutes pièces en juin 1985 par le directeur du Zoo d'Anvers, M. Fred Daman, afin de résister aux attaques incessantes des activistes anti-captivité.
 

 
Ces programmes de protection des espèces « ex situ » sont un leurre : le condor de Californie, le cheval de Przewaldki ou l'oryx d'Arabie sont parmi les rares animaux à avoir pu être réintroduits en milieu naturel, non sans échecs soigneusement tus. Quant aux orques et aux grands dauphins, rien ne justifie leur présence dans un zoo, au vu de leur position sur la liste rouge de l'IUCN. Pas plus que les cétacés, les grands singes et les éléphants ne sont jamais réintroduits dans aucun sanctuaire naturel.

Pire encore, les zoos développent auprès des médias la très sournoise «théorie de l'arche » : tous les biotopes d'origine vont disparaître, toutes les forêts vont être rasées, tous les océans seront pollués et les zoos resteront donc le seul lieu où les animaux sauvages pourront encore survivre. Ce discours défaitiste leur permet d'exposer leur collection d'animaux comme autant de "mannequins de vitrine" soumis chaque jour de chaque année de leur vie misérable au passage incessant de milliers d'humains, au stress promiscuitaire et à l'ennui pesant.

L'écrasante majorité des animaux captifs, souvenons-nous en, ne sortiront du zoo que sous forme de cadavres. Si la vie d'un ours ne vaut pas cher face à l'avancée des prospecteurs de pétrole en Alaska, ni celle d'un orang-outan face aux exploiteurs de bois exotique en Indonésie, dès qu'ils sont prisonniers, ces mêmes animaux génèrent en revanche du profit à foison. Ce qui est rare est cher. C'est donc bien une seule et même société capitaliste qui détruit d'une main ce qu'elle prétend sauver de l'autre.

Ne laissons pas les «montreurs d'ours» se charger de la sauvegarde de notre planète. La protection des espèces en danger revient directement aux états concernés ainsi qu'aux plus hautes instances internationales, tels l'UNESCO ou même l'ONU, dont les missions devraient être élargies au-delà de l'humain.

Si les bouddhas de Bamiyan, détruits par les talibans, pourront un jour être reconstruit à l'identique, une baleine bleue, jamais. Une fois disparue, et quelques soient les merveilles que nous promettent les apprentis sorciers du clonage, rien ne pourra faire revivre sa conscience et sa culture unique, mais aussi son rôle fondamental dans l'équilibre des grands espaces marins. Il en est de même pour les tigres, les lions, les ours, les grands singes et toutes ces espèces qui tournent en rond sans fin sous le rire des enfants et ne sont plus que des coques vides, de tristes images en 3D de ce qu'ils furent vraiment.
 

Un article de Yvon Godefroid, publié par Newsring
 

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Auteur : Yvon Godefroid

Source : www.newsring.fr