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Cette actualité a été publiée le 09/12/2010 à 18h27 par Mich.


POLLUTION : FAIS SAUTER UN PUITS DE GAZ DE SCHISTE POUR VOIR!

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Pollution : fais sauter un puits de gaz de schiste pour voir!

Pour mieux comprendre les risques liés à l'exploitation des gaz de schiste, Owni vous propose de « fracturer » vous-même un puits avec une application interactive.

« Du sable, de l'eau et de la pression. » Sur le site officiel d'Halliburton, la recette de l'extraction des gaz de schiste ressemble à celle d'un pâté de sable.

Le mélange original n'en était peut-être pas loin quand il a été injecté pour la première fois par la compagnie en 1947 pour remuer le fond des puits de pétrole ou de gaz du champs de Hugoton au Texas afin d'en extraire les dernières gouttes.

Mais ses derniers perfectionnements dans les années 80 et 90 ont poussé la technique de « fracturation hydraulique » à des degrés de raffinement qui confinent au secret défense : interrogé par l'Agence de protection de l'environnement américaine, le géant des hydrocarbures a refusé de livrer la recette de sa potion magique, soupçonnée par les autorités sanitaires d'avoir empoisonné les réserves d'eau potable aux abords de certains puits d'extraction de gaz de schiste utilisant sa technique.

Pour toute aumône aux curieux, Halliburton livre une dizaine d'ingrédients, dont trois types de sables et de l'eau, sur son site internet. Mais, comme pour le Coca, la touche qui fait la différence manque à l'énumération.

De simple système « d'activation » des puits de pétrole et de gaz, cette technologie, alliée à des matériaux souples résistant à de très hautes pressions et à de nouveaux systèmes de forages horizontaux, a rendu accessible les immenses réserves de gaz contenues dans les couches de schiste, dissimulées à 1 200, 2 500 et parfois même 3 000 m sous la surface de la Terre.

Présents quasiment partout sur la planète, ces gisements de milliers de milliards de mètres cubes de gaz représentent une autonomie énergétique potentielle pour les pays... et une manne de contrats pour Halliburton et ses concurrents, Schlumberger ou Baker Hughes.

A la sortie du puits : CO2, NOx et autres gaz à effet de serre

Pour chaque puits, le principe est le même :

* les ingénieurs creusent les fondements du puits,
* installent un coffre de béton,
* commence un forage vertical de 30 cm de diamètre jusqu'à plus de 1 200 m de profondeur avant de « couder » le forage qui avance, horizontalement, dans la couche de schiste censée renfermer du gaz.

Après avoir fait exploser une charge au fond du puits, les ingénieurs y injectent à très haute pression un mélange d'eau, de sable et de divers produits chimiques facilitant le processus : propulsé à 600 bars (deux fois la puissance d'une lance à incendie Cobra), le liquide écarte les fissures formées par l'explosion que le sable garde ouvertes pour en faire échapper le gaz qui remonte avec la moitié du liquide (le reste étant capturé par la roche).

Pour chacune de ses fracturations, 7 à 15 000 m3 d'eau sont nécessaires, dont seulement la moitié remonte à la surface. Or, c'est justement sur le chemin du retour que les dégâts peuvent survenir.

A peine sorti, le gaz est injecté dans un séparateur qui le dissocie de l'eau remontée du puits avant d'être pompée vers un condensateur, sorte d'immense réservoir de 40 000 à 80 000 litres. Le gaz y est séparé de ses autres composantes, laissant échapper des vapeurs d'hydrocarbures : CO2, NOx et autres gaz à effet de serre.

Autant de polluants dont la dispersion dans l'air était inconnue avant les travaux du professeur Al Armendariz du département d'ingénierie civile et environnementale de l'université méthodiste de Dallas.

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Auteur : Rue 89

Source : www.rue89.com