Plus fort que Greenpeace, l'Etat bloque l'exportation d'uranium - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 08/05/2010 à 19h04 par Jacques.


PLUS FORT QUE GREENPEACE, L'ETAT BLOQUE L'EXPORTATION D'URANIUM

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Plus fort que Greenpeace, l'Etat bloque l'exportation d'uranium

Greenpeace n'est pas parvenu à empêcher l'exportation d'une cargaison d'uranium vers la Russie : ce sont les services de Jean-Louis Borloo lui-même qui s'en sont chargés.

Le navire russe Kapitan Yakovlev est reparti vide du Havre mercredi 5 mai en direction de Saint-Pétersbourg, son port d'attache. Et l'uranium est resté stocké à l'usine Eurodif de Tricastin, malgré le contrat liant Areva à la Russie.

Eurodif, filiale d'Areva, avait pris toutes les précautions pour maintenir les militants de Greenpeace à distance : l'association écologiste, assignée en référé lundi 3 mai, s'était vue interdire d'approcher le bateau, sous astreinte de 75 000 euros, la plus élevée jamais prononcée.

Comment expliquer cette interdiction, restée très discrète (seulement une brève dans Paris-Normandie) ?

Areva n'a pas d'idée :

« On a simplement appris, mardi, que les autorités avaient annulé ce transport. »

Rue89 a tenté de joindre celui qui a pris cette décision, le secrétaire général du ministère de l'Ecologie, Didier Lallement, également « haut fonctionnaire de défense et de sécurité » de ce giga-ministère.

« Secret défense » pour du nucléaire civil

Les services de Jean-Louis Borloo, qui défend actuellement son projet de loi Grenelle 2 devant les députés, sont certes très occupés. Mais ce n'est pas la raison qui a été invoquée. Devant notre insistance pour obtenir le motif du refus, le service de communication du ministre a fini par invoquer le « secret défense ».

Etonnant alors qu'il s'agit de nucléaire civil et que l'Etat s'est longtemps échiné à faire la différence entre le nucléaire militaire, couvert par le secret défense, et la transparence qui doit prévaloir pour le civil.

L'avocat de Greenpeace, Alexandre Faro, avance une hypothèse :

« Si le fonctionnaire en charge de la sécurité a pris cette décision, c'est probablement parce qu'il a considéré que les conditions de stockage de l'uranium en Russie n'offraient pas la sécurité suffisante au regard de la directive européenne de 2006.

Une affaire embarrassante pour Areva, qui tente de défendre la transparence de ses contrats avec la Russie, et peine à convaincre, après l'enquête (télé et livre) sur les “Déchets, cauchemar du nucléaire”, qu'elle n'exporte pas de déchets vers la Russie.

S'il n'y avait rien à cacher, pourquoi invoquer le secret défense ?

Source : www.rue89.com


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