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Cette actualité a été publiée le 13/02/2010 à 16h20 par Tanka.


PLUS DE CASTRATION À VIF POUR LES PORCELETS SUISSES

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Plus de castration à vif pour les porcelets suisses

Depuis le 1er janvier 2010, en Suisse, la castration chirurgicale des porcelets doit être pratiquée sous anesthésie et au cours des deux premières semaines de vie de l'animal. Les éleveurs qui décident de castrer eux-mêmes leurs porcelets (c'est le cas pour la majorité des éleveurs), doivent avoir suivi au préalable un cours d'instruction et obtenu l'attestation de compétences. Celle-ci s'acquiert en deux temps : une formation théorique reconnue, puis une partie pratique.

En France, la castration des porcelets s'effectue par les éleveurs de manière chirurgicale (au scalpel), à vif. Rappel : en France, l'utilisation d'un anesthésique est du ressort exclusif du vétérinaire. Les animaux ressentent une douleur aiguë pendant l'opération. Elle peut s'étendre jusqu'à plusieurs jours après la castration avec pour conséquences : posture recroquevillée, agitation de la queue, etc.

La castration est systématique pour tous les porcelets mâles. Sinon lorsqu'ils sont plus âgés, ils secrètent deux substances (le scatol et l'androsténone) qui peuvent induire une odeur désagréable dans la viande (odeur de verrat). Trois autres possibilités existent :

* la vaccination (ou immunocastration), qui permet de neutraliser des substances messagères du corps qui régulent le développement sexuel. Cette méthode est récente et suscite des questionnements tant du coté éleveur (danger du produit sur l'homme) que du coté consommateur (résidus dans la viande) ;

* l'abattage avancé (méthode dite de « l'engraissement des jeunes verrats »). Il prévient l'apparition trop marquée de l'odeur du verrat . Cette alternative est peu employée en France car elle entraîne une baisse de productivité ;

* le nez électronique. La production de verrat (mâles entiers) couplée à une détection de l'odeur non désirée à l'abattoir par cette machine qui détecte l'odeur. Elle n'est pas encore commercialisée, mais devrait permettre une baisse du prix de la viande : en effet, les verrats grossissent plus vite et mieux, et les frais de mise en place du détecteur devraient vite être rentabilisés.

La PMAF félicite le gouvernement suisse pour la mise en place de l'obligation d'anesthésie lors de la castration des porcelets et encourage le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche français à se tourner vers ces différentes alternatives. Cependant, face au problème de la castration, la PMAF espère à long terme voir se multiplier la production de verrat.

Source : protection-des-animaux.org

Information recueillie par Tanka

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