Plus de 100 protéines de mammouths identifiées - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 13/12/2011 à 21h45 par Fred.


PLUS DE 100 PROTÉINES DE MAMMOUTHS IDENTIFIÉES

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Plus de 100 protéines de mammouths identifiées

 
L'analyse d'échantillons prélevés sur un fémur fossile de mammouth a permis de découvrir plus d'une centaine de protéines de l'ancien mastodonte sibérien. Une première.

A partir d'un os de mammouth vieux de 43.000 ans, un fémur retrouvé dans le permafrost sibérien en 1993, une équipe internationale a réussi à identifier les séquences de 126 protéines différentes.

De précédents travaux sur des os fossilisés ont généralement permis d'identifier du collagène, la protéine qui représente 90% de la matrice de l'os. Cette fois-ci, l'équipe coordonnée par Enrico Cappellini, du centre de génétique du Muséum d'histoire naturelle du Danemark à Copenhague, a obtenu une récolte beaucoup plus variée.

Protéines du sang

Sur les 126 protéines identifiées dans le fémur du mammouth laineux (Mammuthus primigenius), les chercheurs ont notamment découvert des protéines du sang, comme l'albumine. Sans surprise, la séquence de cette protéine est proche de l'albumine des éléphants d'Afrique et d'Asie, les lointains descendants des mammouths.

Cappellini et ses collègues américains et britanniques ont utilisé les mêmes méthodes que pour analyser des échantillons actuels, comme la spectrométrie de masse, afin d'atteindre un très haut degré de résolution.

Et pouvoir ainsi repérer des protéines présentes en petites quantités, contrairement au collagène. Les chercheurs ont veillé à ne pas contaminer les échantillons par des protéines humaines. Il leur a même fallu remplacer les gants en latex par des gants en nitrile, car des protéines de caoutchouc (d'hévéa) ont été retrouvées lors des contrôles.

Du collagène de T. rex?

En 2007 des paléontologues américains affirmaient avoir extrait du collagène d'un os de Tyrannosaure vieux de 68 millions d'années. Cependant, d'autres études ont apporté un sérieux bémol, suggérant que l'échantillon était contaminé par des protéines d'animaux contemporains.

Les résultats obtenus sur le fémur de mammouth, publiés dans le Journal of Proteome Research, sont importants pour les «chasseurs» d'ADN ancien : ils montrent que la paléoprotéomique (l'étude des paléo-protéines) a de beaux jours devant elle.

Le mammouth cloné : une chimère?

Elle ne va pas pour autant accélérer le projet de clonage du mammouth, porté par des chercheurs japonais, qui font régulièrement des annonces. Leur projet se heurte à de très nombreux obstacles techniques, même en supposant que l'on utilise des ovules d'éléphante pour réaliser ce clonage (ce qui en ferait une chimère).

On ne dispose pas de cellules fraîches de mammouth pour un clonage façon Dolly, ni de cellules germinales (comme des spermatozoïdes). Quant à l'ADN que l'on peut retrouver dans les poils ou les os, ce n'est pas un matériau suffisant pour un clonage.

En attendant l'hypothétique mammouth cloné, on peut toujours faire parler les vieux os...

 

Un article de Cécile Dumas, publié par sciencesetavenir.fr

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Auteur : Cécile Dumas

Source : www.sciencesetavenir.fr