Pétrole et gaz : les trésors cachés de l'Arctique - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 16/12/2010 à 21h37 par Fred.

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Pétrole et gaz : les trésors cachés de l'Arctique



Il s'agit pour l'instant d'une zone quasiment vierge, presque dénuée d'activité humaine.

Mais l'Arctique pourrait dans les années à venir devenir le théâtre d'enjeux économiques importants.

30 % des réserves de gaz et près de 18 % des ressources d'hydrocarbures y seraient dissimulées.

Des esquimaux, des ours, quelques manchots... Et puis, c'est tout. Ou presque.

L'Arctique reste aujourd'hui une zone quasiment vierge où les étrangers ne s'aventurent... que pour l'aventure.

Pour combien de temps ?

La fonte progressive des glaces laisse entrevoir des enjeux économiques importants.

On pense évidemment aux réserves minérales aujourd'hui dissimulées à des milliers de kilomètres sous un épais couvercle gelé.

"Il n'y a aucune certitude. Mais l'Arctique posséderait 30 % des réserves gazières mondiales et 17 à 18 % des ressources en hydrocarbure", explique Anne Choquet, juriste, spécialiste des régions polaires.

Or noir sous manteau blanc

Ce trésor d'or noir caché sous un manteau blanc attise déjà les convoitises.

L'éloignement des gisements et l'hostilité de l'environnement freinent aujourd'hui les vélléités productivistes.

Mais si la tendance climatique se poursuivait, si les autres réserves mondiales continuaient à se raréfier ou si certains états richement pourvus en ressources se décidaient à couper les vannes : que se passerait-il ?

"Avec des "si", oui, l'exploitation des gisements de l'Arctique pourrait devenir intéressante. Mais avec beaucoup de si", tempère Anne Choquet.

Antarctique, contre exemple

La question de l'encadrement juridique de ces nouvelles activités viendrait alors à se poser.

Et pour l'instant, c'est le grand flou.

Une large partie de l'Arctique échappe encore aux prétentions territoriales des Etats voisins et aucun traité international ne régit l'activité industrielle dans cette zone à la différence de l'Antarctique.

Là-bas, toute exploitation des ressources minérales autre que scientifique, est interdite depuis la fin des années 90.

Une convention ayant été signée à Madrid suite aux quatre marées noires qui ont frappé les régions polaires en 1989.

Une exploitation "respectueuse de l'environnement"

Faudra-t-il en arriver là ? Personne ne le souhaite.

Et certainement pas Anne Choquet qui travaille sur le sujet depuis plusieurs années.

Quelle est la tendance actuelle ?

Les Etats ne semblent pas se diriger vers une interdiction totale mais plutôt vers un ensemble de règles garantissant une exploitation "respectueuse de l'environnement".

S'ils se mettaient d'accord, si la nécessité ne fait pas loi dans les années à venir, si l'environnement reste suffisament fort pour éviter toute intrusion sauvage, l'Arctique pourrait rester une zone naturelle préservée.

Mais là encore, il reste beaucoup de "si".

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Auteur : Vincent Lastennet

Source : www.letelegramme.com

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