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Cette actualité a été publiée le 16/08/2009 à 10h05 par Tanka.


PESTICIDES ET PARKINSON : LIAISON FATALE !

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Pesticides et Parkinson : liaison fatale !

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Hier, nous vous informions de la présence de traces de pesticides dans les urines de femmes enceintes. Aujourd'hui, nous vous révélons la mise en cause de ces mêmes pesticides dans la survenue de la maladie de Parkinson dans le monde agricole professionnel. Alors que le lien était établi depuis quelques années, on connaît désormais le type de pesticides mis en cause...

A priori, la nouvelle n'est pas récente. De nombreuses études ont déjà été menées sur le sujet et elles aboutissaient toutes à la même conclusion. Un lien existe bien entre l'exposition aux pesticides et la survenue de la maladie de Parkinson. « Elle trouve le plus souvent son origine dans une combinaison de facteurs de risque génétiques et environnementaux ». Mais rien de plus précis, ni la durée d'exposition, ni le type de pesticides incriminés.

Deux fois plus de risques de contracter Parkinson

L'étude dont il est question apporte sa pierre à l'édifice sanitaire ! Non seulement le lien est établi, mais pire encore, il est quantifiable. L'exposition aux pesticides DOUBLE le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs. S'agit-il donc d'une profession en voie de disparition ? L'étude menée tend à confirmer la précarité des agriculteurs et le problème posé par les techniques agricoles.

Conduite par la Mutualité sociale agricole (MSA), l'enquête a consisté en la reconstitution du parcours de 224 agriculteurs atteints par la maladie de Parkinson : surface des exploitations, type de cultures, pesticides utilisés, durée et fréquence d'exposition, méthode d'épandage... Les résultats ont été comparés avec ceux de 557 autres professionnels du secteur, eux indemnes. Ils parlent d'eux-mêmes : les malades qui ont utilisé plus de pesticides et plus fréquemment que les autres ont deux fois plus de risques de contracter la maladie.

Jusque là, point de nouveautés. Ce que les chercheurs de l'Inserm et de l'Université Pierre et Marie Curie ont mis en évidence concerne le type de pesticides incriminés. Les vrais coupables sont les insecticides de type organochloré, comme le lindane ou le DDT. Les agriculteurs les ayant manipulés ont 2,4 fois plus de risques de contracter la maladie. Largement utilisés dans nos champs de 1950 à 1990, leur utilisation est désormais interdite. Polluants organiques persistants, ils se caractérisent, comme leur nom l'indique, par une persistance sévère dans l'environnement et dans l'organisme des années après leur utilisation. Plusieurs études sur le sujet ont déjà démontré la présence de traces de dizaines de pesticides dans l'organisme humain plusieurs années après l'interdiction de leur utilisation.

Et le reste de la population ?

La nouvelle met en exergue le problème posé par l'agriculture intensive et productiviste qui met en danger nombre d'organismes. Et on sait pertinemment que les agriculteurs ne sont pas les seuls menacés, la population entière est infectée. Nous avons tous dans l'organisme des résidus de composés chimiques persistants. Et on ne sait prédire si la seule famille des insecticides de type organochloré est mise en cause, d'autres pesticides moins utilisés pourraient également causer des effets irréversibles aux organismes.