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Cette actualité a été publiée le 26/05/2010 à 21h03 par Tanka.


PESTICIDES : « DES RÉSULTATS IRRECEVABLES »

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Pesticides : « Des résultats irrecevables »

Selon l'UFC-Que Choisir, l'obsolescence des normes phytosanitaires calédoniennes disqualifie totalement les résultats de l'étude de la Davar sur les résidus de pesticides, publiés hier. L'association réclame que les échantillons soient analysés au regard des normes européennes.

Comme Ensemble pour la planète, l'association de défense des consommateurs conteste la fiabilité de l'étude de la Davar sur les pesticides (notre édition d'hier) . Les résultats indiquent que 10 % des échantillons de fruits et légumes locaux présentent des traces non conformes à la réglementation, soit par dépassement des seuils autorisés (les limites maximales de résidus, LMR), soit par usage de produits non homologués.

« La délibération sur les LMR date de 1996. Il n'y a pas toutes les LMR dedans. La Davar a donc examiné les conformités par rapport à différentes réglementations (Nouvelle-Calédonie quand les LMR existent, Australie, Nouvelle-Zélande, Codex Alimentarius, France...) en fonction des produits analysés et des pesticides recherchés.

Les 10 % ne correspondent donc à rien, affirme Ludmilla Guerassimoff, pour l'UFC. Les résultats nous semblent irrecevables en la forme et sont de fait inexploitables. On ne peut notamment pas les comparer à la France. »

Par souci de « transparence », l'UFC a demandé à la Davar les résultats bruts de ses analyses. L'association réclame que le taux de non-conformité soit étudié « en se référant aux normes européennes ».

D'après ses estimations, ce taux passerait alors de 10 % à 20 %, notamment par la prise en compte d'une série de substances actives interdites en Europe mais pas en Calédonie. « Le principe de précaution doit s'appliquer de plein droit. Il est inscrit dans la charte environnementale qui a valeur constitutionnelle. »

Un fongicide ultra-toxique sur les fraises

Seule une telle étude est à même de « restaurer la confiance du consommateur », selon l'UFC. Hier, Cyrus Nercy, chef de service du Sivap (Davar), affirmait que le taux de non-conformité resterait égal à 10 % au regard du modèle européen, citant l'exemple du chlorothalonil, pesticide dont la LMR calédonienne est inférieure à la LMR du Vieux Continent. « Ils prennent le seul exemple qui va dans leur sens. La plupart des LMR sont bien supérieures ici », réagit Ludmilla Gueramissoff, en dénonçant « une opération de communication » du gouvernement.

L'UFC préfère l'exemple de la carbendazime, « un fongicide ultra-toxique interdit en Europe et sur la sellette en Australie », que la Davar a détectée en dépassement de seuils sur plusieurs fraises locales.

L'association déplore aussi que l'endosulfan — insecticide interdit depuis deux ans sur les légumes feuilles mais retrouvé par la Davar sur certaines salades locales —, soit « toujours homologué, puisqu'aucun texte n'est encore passé ». Ce qui contredit les affirmations du chef du Sivap.

L'UFC ajoute : « La Nouvelle-Zélande et l'Australie sont très en retard sur la protection des consommateurs. Ils ont des OGM, de la viande aux hormones... Nous pensons d'ailleurs que le taux réel de non-conformité est de 40 % pour les produits importés. »

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

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Auteur : Sylvain Amiotte

Source : www.lnc.nc