Pérou : les compagnies d'huile de palme détruisent la forêt Amazonienne - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/03/2010 à 16h08 par Michel WALTER.


PÉROU : LES COMPAGNIES D'HUILE DE PALME DÉTRUISENT LA FORÊT AMAZONIENNE

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Pérou : les compagnies d'huile de palme détruisent la forêt Amazonienne

Nous relayons à nouveau une action de l'association Rettet den Regenwald e. V. / Sauvons la forêt. Cette action entre évidemment dans notre campagne contre les agrocarburants mais aussi dans le cadre de notre projet en faveur des ours à lunettes, dont une petite population vit au Pérou. Merci de les soutenir en signant la pétition !

Les filiales du groupe Romero Agropecuaria del Shanusi (7000 hectares), Agrícola del Cainarachi (3000 hectares) et Palma del Espino, plantent des palmiers à huile dans une région recouverte de forêt vierge tropicale. 8000 hectares de forêt ont déjà été détruits par le groupe Romero dans le district Barranquita dans la région San Martín, province Llamas, et des milliers d'autres hectares courent le risque éminent d'être saccagés par la même compagnie. Ils ont déjà évacué la forêt et expulsé les communautés de cette zone, qui résistent depuis 2006 contre leur déplacement.

Le gouvernement péruvien pendant ce temps, soutien les cultures de palmiers à huile et d'autres matières premières pour agrocarburants, sans tenir compte des graves impacts environnementaux et sociaux.

« C'est une attaque à la biodiversité et à l'environnement naturel », déclare le Maire de Barranquita, M. César Soria. En 2008, les habitants de Barranquita ont commencé une action en justice afin d'empêcher la compagnie Agrícola de Cainarachi d'entrer sur leur territoire.

Fin janvier 2010, le Département Régional pour l'Agriculture de San Martín a adopté un décret annulant le précédent permis d'aménagement de terrain, pour cause d'irrégularités qui avaient été découvertes. Ce décret leur ordonnait de stopper la déforestation.

Cependant, le gouvernement central du Pérou a le dernier mot, et jusqu'à présent le groupe Romero n'a pas respecté l'ordre de suspendre la déforestation à Barranquita.

La forêt est détruite au rythme d'un hectare par jour et par travailleur. « Il y a plus de cinquante personnes avec des tronçonneuses dans la forêt tropicale et les montagnes », d'après la population de Barranquita. Récemment, un groupe de journalistes est revenu de cette zone et a confirmé la destruction de 8000 hectares de forêt.

Au même moment, le déplacement des populations, la perte d'eau potable, l'abattage sans distinction des arbres, et la mort des animaux de la forêt continuent. Le sol de ces zones humides est tassé par des tracteurs et autres lourds engins.

Parmi les villages affectés il y a Nuevo Ica, Leoncio Prado, San Fernando, Santiago de Borja, Panchilla, San Jose Obrero et Nuevo Italia, dont les populations sont forcées de quitter et vendre leurs terres. « Notre forêt est notre banque, notre marché, notre hôpital, notre maison... elle est notre vie ».

Les autorités et les villageois de Barranquita se sont mobilisés en janvier et février dans la ville de Tarapoto pour protester contre la compagnie et pour chercher du support auprès de la société civile et des institutions publique. Nous pouvons témoigner notre solidarité en écrivant aux autorités péruviennes pour protester contre cette situation.

Signer la pétition

Source : aves.asso.fr

Info transmise par le Mich

Devenez traqueur d'huile de palme