Pérou : Le débat sur la culture des OGM s'intensifie - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 01/06/2011 à 22h49 par Jacques.


PÉROU : LE DÉBAT SUR LA CULTURE DES OGM S'INTENSIFIE

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L'approbation officielle du Pérou pour l'introduction des semences transgéniques le 15 avril dernier continue de provoquer une controverse entre ceux qui soutiennent l'utilisation à grande échelle de ces organismes génétiquement modifiés (OGM) et ceux qui craignent que ces derniers soient préjudiciables pour la biodiversité et la santé.

Tandis que certains experts se sont exprimés en faveur des semences transgéniques, arguant du fait que leur résistance et leurs qualités engendreront moins de dépenses agricoles, d'autres voix émettent non seulement des doutes quant au caractère supposé inoffensif des aliments élaborés à partir des cultures transgéniques, mais mettent en garde quant à la possible pollinisation des cultures sauvages et traditionnelles par du pollen en provenance de terres où sont cultivés des transgéniques, ce qui aboutirait à la modification irréversible des plantes et fruits traditionnels , lesquels constituent une part de la richesse naturelle et de la culture des populations locales.

Le cuisinier péruvien connu, Acurio, fait partie de ceux qui affirment que les transgéniques menacent la biodiversité péruvienne et il a mis en garde contre les apparents intérêts économiques des lobbies qui ont poussé à l'approbation du Décret 003, en demandant que”soient privilégiés les intérêts du Pérou et non ceux de quelques particuliers”.

Le sujet apparemment a précipité la démission de l'ancien Ministre de l'Agriculture, Rafael Quevedo, après qu'il ait été révélé qu'il était un haut responsable d'une entreprise utilisant des transgéniques, selon ce qu'indique la journaliste locale, Jackie Fowks, dans son blog Notas desde Lenovo.

Bien que Quevedo ait nié cette version, il s'est avéré qu'il n'avait pas seulement ardemment défendu la culture des transgéniques au Pérou mais que l'un de ses conseillers, Alexander Grobman, était de plus propriétaire d'entreprises qui commercialisaient des semences transgéniques. Cette personnalité vient aussi d'être démise de ses fonctions par le Ministre entrant, Jorge Villasante.

Le Ministre de l'Environnement en personne, Antonio Brack Egg, a rappelé au pays que 65 % de l'agriculture péruvienne dépend de sa biodiversité biologique : l'exportation de produits traditionnels et la perception des dividendes du tourisme génèrent plus de 8000 millions de dollars US par an.

Au Pérou l'importation de maïs et de soja transgénique est autorisée, mais elle est destinée à l'alimentation animale et à l'élaboration d'aliments comme les huiles et le lait de soja. Selon les statistiques, chaque Péruvien consomme 63kg de maïs transgénique chaque année, et il est apparu ces derniers jours une polémique supplémentaire autour du fait que les lois péruviennes n'exigent pas encore un étiquetage des aliments indiquant la présence ou non de transgéniques.

De nombreuses organisations locales réclament un moratoire pour le Décret 003, lequel d'après le Ministre de l'Agriculture devrait être de cinq ans, afin non seulement de générer un grand débat public informant les Péruviens de toutes les implications de la culture des semences transgéniques mais aussi de parvenir à un consensus sur le sujet.

Face à la Convention Nationale de l'Agriculture péruvienne, et aux spécialistes, les gastronomes et les associations n'exigent plus un moratoire mais l'immédiate abrogation du Décret. Plusieurs gouvernements régionaux (Cajamarca, Huánuco, Cusco, Ayacucho, San Martín, Lambayeque et Lima Metropolitaine) ont pris des arrêtés pour déclarer leur agriculture régionale “sans transgéniques” , dans le but de protéger les différentes variétés traditionnelles de pommes de terre et les autres cultures traditionnelles.

 

 

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"Nous ne sommes pas contre les transgéniques. Nous sommes contre le fait que les semences transgéniques puissent contaminer notre agriculture et que les vendeurs de ces semences soient ceux qui veulent nous imposer cette voie au travers de règles qu'eux-mêmes rédigent. L'agriculture péruvienne est et sera une puissance mondiale".

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"Nous savons ce qu'il y a derrière tout cela, comme nous connaissons aussi les conséquences environnementales que cela entraînerait ; non seulement se cachent sous couvert de progrès d'immenses intérêts financiers et économiques, mais nous savons de plus que le fait de mettre en oeuvre cette technologie entraînera le Pérou dans le dénuement le plus brutal alors qu'il ne compte que 3,81 % net de sols cultivables et 37% de sol forestier."

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"C'est pourquoi, deux choix existent. Le premier, abattre les forêts et convertir la zone en sols cultivables, quoique qu'on sache que ce sont des sols forestiers ; les conséquences écologiques, environnementales et économiques seront désastreuses. Le deuxième, acheter les terres des pauvres, ce qui entraînera le chaos social, du chômage, des pénuries..."

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Un article de Isabel Guerra, publié par globalvoicesonline.org

 

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Auteur : Isabel Guerra

Source : fr.globalvoicesonline.org

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