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Cette actualité a été publiée le 18/01/2011 à 20h48 par Mich.


PENSÉE UNIQUE : MODE D'EMPLOI

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Pensée unique : mode d'emploi

Première étape : imposer le cadre de pensée

Délimitez le cadre dans lequel il est autorisé de penser.

Vous pourrez du coup rejeter tout débat hors de ces normes. Dites :
- « Tout le monde va au supermarché. On ne peut pas être contre les supermarchés ! »
- « Tout le monde a une voiture. Vous ne pouvez pas être contre l'automobile ! »
- « Tout le monde est pour la croissance économique.
On ne peut pas être contre la croissance économique ! »

Puis présentez votre opinion comme un « fait »,
auquel il serait absurde de vouloir s'opposer.
En effet, on ne peut pas s'opposer à la réalité.
Expliquez que...
- « Passer du commerce de proximité aux supermarchés est une évolution naturelle,
aussi naturelle que le passage de l'âge de bronze à l'âge de fer. »
- « L automobile est un progrès et on sait bien qu'on n'arrête pas le progrès.»
- « La croissance économique est un phénomène naturel inhérent à la condition humaine.
Vouloir s'y opposer serait aussi absurde que de contester que la terre tourne autour sur soleil. »


Deuxième étape : les faux ennemis sont les meilleurs amis

Il est probable que vous rencontriez des résistances et des esprits renégats. Canalisez alors ces mécontentements en créant une fausse critique. Elle sera la meilleure alliée pour verrouiller votre système.
Ainsi,
- Ceux qui dénoncent les ravages de la grande distribution, enjoignez-les à tra¬vailler avec l'association
Max Havelaar pour distribuer du café « équitable » dans les rayons des supermarchés.
- Aux personnes qui se révoltent contre les ravages de l'automobile,
vous leur direz de militer pour la " voiture propre ".
- Ceux qui considèrent que la croissance économique détruit la planète rejoindront
le mouvement pour la " croissance verte " ou le " développement durable ".
Ainsi,
- Si on critique la grande distribution, vous accuserez votre contradicteur d'être
contre le « commerce équitable ».
- Si on critique l'automobile, vous accuserez votre contradicteur d'être contre la " voiture propre ".
- Si on critique la croissance, vous accuserez votre contradicteur d'être contre le " développement durable ".

Troisième étape: réduire les derniers insoumis

Technique 1 : marginaliser le contradicteur.
Poux fragiliser les derniers récalcitrants, faites-leur comprendre que leur comportement risque de les mettre au ban de la société :
- « Seuls quelques marginaux ne vont pas dans les supermarchés, refusent l'automobile ou l'économie de croissance. Certes ils sont sympathiques, mais ils se sont exclus de la société.
Leur propos est trop minoritaire pour être recevable ».
vous pouvez compter sur le fait que personne ne veut être marginalisé,
nous avons naturellement envie d'être accepté par nos semblables.

Technique 2 : psychiatriser les contradicteurs.
Certains continuent à vous contredire. C'est vraiment insupportable ! Tous les systèmes totalitaires ont à envoyé leurs dissidents à l'asile.

Cette méthode, est excellente, prenez-la comme modèle: « Voyons, soyez raison¬nable ! On ne peut pas être contre les supermarchés, les automobiles ou l'économie de croissance. »

Sous-entendu, celui qui l'est est un dingue, un taré. Vous renverrez ainsi l'opposant à sa part de folie.

Part de folie que nous possédons tous dans une certaine mesure, car nous sommes humains.
Etre renvoyé constamment à cette part de folie est psychologiquement intenable.

L'opposant finira par craquer et rejoindre le troupeau.

Insistez au besoin : «Seuls les fous, les malades mentaux, ne vont pas dans les supermarchés, refusent l'automobile ou l'économie de croissance.

C'est une attitude pathologique qui renvoie à des névroses.

Ces personnes doivent consulter au plus vite un spécialiste. »

Dans cette logique, toute opposition réelle et franche, tout propos radical, dans le sens où ils vont à la racine des problèmes et ne se contentent pas d'une approche superficielle, seront qualifiés d'extrémistes.

« Votre choix de ne pas aller dans les grandes surfaces, de refuser l'automobile et l'économie de croissance, est vraiment radical, donc extrémiste, donc maladif. Pourquoi cette haine ?

La haine est compulsive et pathologique. Vous êtes certainement névrosé. »

As-tu pensé à aller voir un psychanalyste ? »

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Auteur : Journal « LA DECROISSANCE » juillet 2004