PECHE INTENSIVE : Océans et baigneurs menacés par les méduses - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 09/08/2009 à 14h06 par Isabelle.


PECHE INTENSIVE : OCÉANS ET BAIGNEURS MENACÉS PAR LES MÉDUSES

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PECHE INTENSIVE : Océans et baigneurs menacés par les méduses

Information sélectionnée par Isabelle – Quand l'équilibre est rompu...

Attention. La pêche intensive, le réchauffement de la planète et la pollution organique favorisent la prolifération des méduses.

Mangeuses de plancton et de petits poissons, les méduses présentent un danger pour les baigneurs et pour les océans.

En été surtout, quand les eaux des océans se réchauffent, les méduses se mettent à proliférer.

Pourquoi sont-elles de plus en plus nombreuses à menacer la tranquillité des baigneurs estivants ?

À cause de la surpêche, du réchauffement et de la pollution organique générant des eutrophisations (modifications et dégradations d'un milieu aquatique), expliquent aujourd'hui des océanographes australiens.

Les méduses de la famille des cnidaires (animal aquatique à symétrie axiale et au système digestif en forme de sac, possédant des cellules urticantes ou cnidoblastes, tel que l'hydre, l'anémone de mer, les méduses, le corail), à symétrie radiaire, ne peuvent pas nager autrement que dans le plan vertical, telles des montgolfières.

Elles sont mangeuses de plancton et de petits poissons et parfois, se mettent à proliférer dans une zone restreinte de l'océan.

Cette prolifération entraîne, outre des coûts économiques et sociaux importants, un sérieux danger pour les baigneurs.

On se souvient qu'en 2006, les plages de Cannes ont connu une invasion importante de Pelagia noctiluca (variété de méduses) qui avait fait fuir les touristes.

Le fâcheux événement qui s'est reproduit les années suivantes dans une moindre mesure.

L'homme responsable :

Durant les dernières années, d'autres pullulations de méduses ont été enregistrées en Méditerranée, en Irlande, dans le Golfe du Mexique, en Mer Noire et en Mer Caspienne, à l'Est des États-Unis ainsi que le long des côtes extrême-orientales.

Mais le cas le plus spectaculaire a été l'envahissement des côtes du Japon par l'espèce Nomura, qui peut atteindre deux mètres de diamètre pour un poids de 200 kg.

Anthony Richardson, de l'université du Queensland, ainsi que ses collègues de l'université de Miami, viennent de publier un rapport dans le cadre des World Oceans Days, repris sur le site du Cisro (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation), décrivant de quelle façon l'activité humaine pouvait provoquer ces proliférations.

En effet, la pêche intensive vide les océans des poissons et il n'y a donc plus à manger pour les méduses.

Moins de prédateurs et davantage de nourriture leur profitent à souhait.

« La population piscicole maintient en temps normal le nombre de méduses en équilibre par le jeu de la prédation, mais une exploitation trop intensive peut rompre cet équilibre », estime Anthony Richardson.

Et de citer l'exemple récent du sud de la Namibie, où une pratique de la pêche trop intensive a décimé les stocks de sardines, au plus grand bonheur des méduses.

De même que la prolifération constatée à Cannes en 2006 avait été, au moins partiellement, attribuée à la réduction suite à la surpêche du thon blanc, grand prédateur de la méduse blanche Pelagia.

Selon ces auteurs, une autre cause est le rejet en mer de résidus de matière organique (engrais ou aliments).

S'ajoutant au réchauffement, il provoque des booms planctoniques, augmentant ainsi la manne nourricière des méduses.

« Les preuves semblent s'accumuler d'un possible renversement des écosystèmes marins d'une domination par les poissons par une domination par les méduses », affirme Anthony Richardson, qui insiste sur les conséquences écologiques, économiques et sociales d'une telle situation.

Le venin :

Les premiers contacts avec le venin de nombreux cnidaires n'immunisent pas l'organisme mais, au contraire, le sensibilisent, pouvant alors provoquer de violentes réactions allergiques, parfois mortelles.

C'est le choc anaphylactique. Le simple contact avec les tentacules de certaines méduses (genre Pelagia par exemple) provoque des brûlures vives et des crises d'urticaire.

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