Parasites suceurs, et un glacier pourtant qui ne fond pas - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/05/2012 à 20h56 par Jacques.


PARASITES SUCEURS, ET UN GLACIER POURTANT QUI NE FOND PAS

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Parasites suceurs, et un glacier pourtant qui ne fond pas

 

Titre initial :
multinationales et nations, parasites suceurs, et un glacier pourtant qui ne fond pas

 

Multinationales et nations sucent le monde.

En Inde, les semences de coton OGM Bayer introduites il y a dix ans sont devenues vulnérables à de nouveaux parasites (bactéries, vers suceurs) auxquels les variétés non génétiquement modifiées étaient résistante; de plus elles nécessitent plus d'eau et de nutriments et épuisent les sols, nécessitant le recours à des engrais chimiques pour préserver les rendements: au total les rendements stagnent, les coûts augmentent, et les paysans déjà endettés auprès de la firme ou d'usuriers intermédiaires pour l'achat des semences OGM ne peuvent plus rembourser leur dette.

Des milliers d'entre eux, dans le Maharashtra (centre de l'Inde), se sont suicidés par ingestion... de pesticides... Et la perte humaine dépasse encore ce désespoir-là: les savoir-faire ancestraux des agriculteurs disparaissent aussi devant la "nécessité" nouvelle d'une gestion hautement technologique (chaque variété de semence OGM nécessite un type de sol et des engrais spécifiques). Les semences locales, en dix ans, ont quasiment disparu. Coton OGM: les rendements baissent, les coûts augmentent.

Main-mise des multinationales sur les semences, et séduction des états : alors que la planète produit largement de quoi nourrir toute sa population, la hausse des prix alimentaires (poussée en 2007-2008, pic en 2011-2012), liée à cette main-mise sur les semences, à leur cortège technologique imposé, à la concurrence du biocarburant sur la production alimentaire, aggrave la malnutrition dans les pays pauvres, et son cortège de mortalité maternelle et infantile.

Agriculture: laisser la maîtrise technique au collectif local, donner à une gouvernance mondiale autorité sur une régulation du prix des matières agricoles, libérée du profit.

Fermer la bourse de Londres qui décide toujours du prix d'achat du café au producteur ivoirien... Objectif intermédiaire: protéger nutritivement les mille premiers jours de la vie, de la conception à deux ans.

Trading haute fréquence: de super-calculateurs permettent à de super-traders d'engranger un nouvel or virtuel, celui gagné sur les fluctuations de l'ordre du millième de milliseconde des cours en bourse.

D'infimes différences de cours - déjà virtuelles - gonflent une nouvelle sphère hypervirtuelle; ce trading haute fréquence, proclament ses nouveaux maîtres, contribue à la liquidité des marchés. Mais on manque toujours d'eau pour maintenir un tant soit peu le rendement de nos semences OGM, là-haut.

 

 

Espoir: l'anomalie du glacier qui ne fond pas.

Aux confins de l'Inde, du Pakistan, du Népal et de la Chine, non-loin de Shangri-La, l'"anomalie" relevée par les scientifiques d'un glacier qui se refuse à fondre, un micro-climat de la conscience sans doute, là-bas quelques babas qui préservent le germe originel de l'amitié entre les vivants, loin toute manipulation, loin tout profit, une survie et une attente prêtes à ré-ensemencer la planète.

Aux confins, on échappe à l'oppression et à la rivalité des nations. Au nord aussi, des résistants: des agriculteurs entament près de Nantes leur troisième semaine de grève de la faim pour lutter contre les spoliations de leurs terres du fait de la création d'un nouvel aéroport international.

Alimenter le monde, ou se soumettre au seul flux du profit ?

Mais de l'Inde encore: les multinationales s'enrichissent en polluant. La Commission européenne distribue des crédits carbones, Arcelor-Mittal met à l'arrêt ses fourneaux européens, ce qui lui permet de revendre ses droits à polluer non utilisés (pour lesquels un marché virtuel spécifique s'est créé!), dans une opération financièrement rentable...

Voici donc l'intriguant et terrifiant monde du 27 avril 2012, ses exploits technologiques et ses morts de faim ou de désespoir, ses résistants et l'espoir des marges encore, et ses nouveaux aventuriers du business-fiction, quelques milliardaires texans qui rêvent maintenant d'un or spatial à conquérir...

Car pour arroser le coton OGM, il y aurait d'énormes réserves de terres rares et d'eau dans les astéroïdes...

 

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Auteur : Rédaction interlivrehypertexte

Source : interlivrehypertexte.over-blog.com