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Cette actualité a été publiée le 06/10/2009 à 18h58 par Tanka.


OURS. 7000 CHASSEURS DANS LES RUES DE FOIX

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Ours. 7000 chasseurs dans les rues de Foix

Information recueillie par Anny.

« Il y a de la place pour tout le monde . Ce n'est pas normal qu'on privilégie l'ours" ...là, je comprends pas !

Un doux soleil d'automne joliment doré se répandait sur cette colère rouge des chasseurs ariégeois, très remontés, mais qui a su contenir tout débordement. Dès 8 heures, par petits groupes, descendus des montagnes ou venus des vallées, ils sont arrivés par petits groupes oranges, les banderoles faites maison sagement roulées, les cornes de chasse pendues à l'épaule.

La marée humaine a paisiblement envahi les allées de Vilotte à l'heure où la ville s'éveillait doucement. Les manifestants ont civilement attendu qu'ils soit dix heures tapantes pour déclencher les hostilités : cornes à en décrocher les tympans, concert de pétards, applaudissements nourris lors des interventions des représentants. Puis, les sept mille manifestants ont pris le chemin de la préfecture, où une délégation a été reçue par un préfet souriant. Jacques Billant, accompagné du directeur départemental de l'agriculture Jean-François Desbouis, a discuté avec ces représentants pendant une petite heure. A l'heure du casse-croûte, souvent tiré du sac, les manifestants se sont sagement dispersés.
Ils ont manifesté leur colère

L'ours en tremble encore. Et, si la rumeur de la manifestation est arrivée jusqu'à ses oreilles, il n'a pas fini de s'inquiéter, car la colère des chasseurs, sept mille hier dans les rues de Foix, avec le renfort des agriculteurs et des élus notamment, ne va pas retomber. En effet, la mobilisation s'est heurtée à une impasse. Et la colère, au prochain incident, ne pourra que s'amplifier. De son rendez-vous avec le préfet de l'Aude, la délégation conduite par le président de la Fédération de chasse n'a rien retiré (1) : « le Préfet n'avait rien à nous dire, a assuré Jean-Luc Fernandez, à la fin de l'entrevue. Mais il nous a écoutés A lui de faire remonter nos revendications au ministère ».

Ces revendications portent notamment sur la question des zones à ours. Le ministère en voit trois types (zones de tanière, zones d'élevage des petits, etc). La Fédération de chasse, elle, n'en veut pas l'ombre d'une seule. « C'est une nouvelle attaque dirigée contre votre permis de chasse. Mais nos parents se sont battus pour l'avoir et nous le défendrons coûte que coûte, a indiqué Jean-Luc Fernandez depuis sa tribune du haut des allées de Vilotte. Aujourd'hui, le monde rural est à nos côtés et c'est un très bon signe. Tous nos élus sont là également. Il faudra en tenir compte pour l'avenir ». Car le président de la chasse s'en dit certain, il y aura d'autres batailles à venir, notamment sur la question des fameuses zones à ours : « Dans l'Ariège, nous résisterons, nous nous opposerons, et nous seront présents sur les montagnes quoi qu'il arrive ». Un chasseur, dans la foule, commentait : « C'est une belle manif, mais tout reste encore à faire ». Outre l'ours, les associations de protection ont fait l'objet d'un tir nourri : « Nous n'avons de leçon à recevoir de personne en ce qui concerne la protection du milieu naturel. Et surtout pas de ceux dont on attend encore les premières actions sur le terrain », a notamment souligné le président de la fédération de chasse des Pyrénées-Orientales, Alain Esclopé, venu en voisin et ami. Très offensif, le maire de Saint-Lary et président de l'Aspap, Gérard Dubuc, a prévenu : « Nous sommes dans un combat à la vie, à la mort. L'écologie extrémiste ne gagnera pas la guerre des territoires. Les Pyrénées ne seront jamais cette frontière sauvage qui n'a jamais existé ».

La délégation reçue à la Préfecture était composée de François Toulis, président de la Chambre d'Agriculture, Jean-Pierre Icre, président de la fédération de la pêche, Claude Carrière, président de la fédération pastorale de l'Ariège, Augustin Bonrepaux, président du conseil général, de Henri Nayrou, député, de Philippe Lacube, président de l'ADDIP, de Jean-Luc Fernandez, président de la fédération départementale des chasseurs de l'Ariège, de Raymond Bernié, ex-pdt de la fédération, de Jacques Laffargue, président du syndicat des propriétaires sylviculteurs.
Vos avis de manifestants

« J'ai fait 1 400 km pour venir à cette manifestation ». Je représente l'association de chasse au chien courant. Nous sommes six à être venus de Saône-et-Loire pour soutenir nos collègues de ce département. Ici, là-bas, comme partout ailleurs, les attaques contre les chasseurs se multiplient. Ici c'est l'ours, demain ce sera la loutre ou le lynx. Il n'est plus question de céder. Il faut que ces attaques s'arrêtent.

« Il y a de la place pour tout le monde ». Ce n'est pas normal qu'on privilégie l'ours : il y de la place pour tout le monde dans nos montagnes. On pratique la chasse, comme ça, depuis des décennies.

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