Ottawa lorgne le méthane de l'Arctique - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/10/2010 à 22h03 par Fred.


OTTAWA LORGNE LE MÉTHANE DE L'ARCTIQUE

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Ottawa lorgne le méthane de l'Arctique


Le gouvernement fédéral a dépensé 3,9 millions de dollars au cours des trois dernières années afin d'étudier l'utilisation du gaz naturel présent dans la glace comme source d'énergie.

Le méthane hydraté est un composé cristallin dans lequel sont piégées, dans de la glace, des molécules de gaz naturel qu'il est possible de libérer.

On le trouve dans plusieurs régions du monde.

Certains estiment que les réserves mondiales d'hydrate de méthane pourraient contenir plus d'énergie que tous les autres combustibles fossiles combinés.

Apparemment, le Canada en compte une quantité substantielle.

Ces dernières années, Ottawa dépense de plus en plus d'argent dans l'espoir de trouver des façons rentables d'exploiter la ressource.

Donna Kirkwood, directrice au sein de la Commission géologique du Canada, chapeautée par le ministère fédéral des Ressources naturelles, a indiqué que ce dernier avait consacré 1,3 million de dollars par année depuis trois ans à la recherche dans ce secteur.

Réserves canadiennes

Le bassin du fleuve Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest, présente une concentration en hydrate de méthane parmi les plus élevées au monde, selon le site Internet du ministère des Ressources naturelles.

Un spécialiste affirme que l'Arctique canadien abrite entre 21 000 et 707 000 milliards de mètres cubes de gaz naturel dans ses hydrates.

En comparaison, la consommation annuelle de gaz naturel aux États-Unis est de 650 milliards de mètres cubes, selon Yannick Beaudoin du Programme des Nations unies pour l'environnement.

Plusieurs autres pays, dont le Japon, la Chine et les États-Unis, ont également lancé des programmes visant à exploiter la ressource.

Par ailleurs, avec la fonte observée du pergélisol, qui recouvre des milliers de kilomètres carrés de tourbières et de végétation en décomposition dans l'Arctique, le méthane emprisonné risque de se répandre dans l'atmosphère.

Des chercheurs s'inquiètent qu'une libération de méthane, si faible soit-elle, puisse aggraver le réchauffement climatique.

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

Source : www.radio-canada.ca